<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677</id><updated>2012-02-01T01:35:54.592-08:00</updated><title type='text'>Demain de Gaulle - Nancy Lorraine</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>22</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-8790509843686334821</id><published>2012-02-01T01:33:00.000-08:00</published><updated>2012-02-01T01:35:54.601-08:00</updated><title type='text'>1984 en Turquie : un ou des génocides...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La reconnaissance officielle du génocide arménien par la France puis la pénalisation de sa négation par le parlement français ont défrayé voilà peu la chronique avec les conséquences que l’ont sait pour les relations franco-turque. Ne parlons même pas du projet identique de la Knesset qui pourrait ressembler à un suicide stratégique pour le gouvernement Netanyahou lorsqu’on connaît l’ampleur des accords militaires entre la Turquie et Israël. L’exemple illustre parfaitement la difficulté de tenir une via media entre le discours humaniste et universaliste à la française et la realpolitik. En 1987, le parlement européen avait pourtant déjà adopté une résolution qui obligeait la Turquie à revisiter son passé avant toute discussion sur son adhésion éventuelle à ce qui n’était pas encore l’Union Européenne. Gardons-nous en effet de penser que les évènements actuels sont du seul fait du premier ministre turc et de son parti islamiste. Certes, toute l’habilité de Recep Erdogan a été de se présenter comme un modéré pro-européen alors, qu’avec le soutien moral de l’Europe, il vidait peu à peu l’appareil d’Etat de tous ses contre-pouvoirs. Mais sur la question arménienne et plus largement sur l’existence de toutes les autres minorités religieuses, le gouvernement turc actuel assume une parfaite continuité avec ses prédécesseurs, toutes tendances confondues, depuis Mustapha Kemal. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Depuis 1971, le séminaire grec orthodoxe d’Istanbul a été fermé et le patriarche vit quasiment assiégé dans le quartier du Phanar au milieu d’un clergé âgé qui ne peut plus se renouveler. De 200 000 fidèles au début du XXe siècle, la communauté grecque stambouliote qui remonte pourtant à l’Empire Byzantin, est tombée à quelques milliers tout au plus. Ses églises sont peu à peu expropriées, détruites ou transformées en mosquées. Une des plus célèbres, Sainte-Irène que mêmes les califes ottomans avait laissé subsister près du palais de Topkapi, a été fermée aux chrétiens et sert aujourd’hui à des défilés de mode… A l’école primaire, les élèves apprennent en cours d’Histoire que les chrétiens, qu’ils soient grecs orthodoxes, syriaques ou arméniens sont des européens qui ont cherché à envahir la Turquie éternelle et qu’il est donc normal de leur demander de retourner chez eux. Le mythe de la croisade revisité ! Ils sont pourtant là depuis l’Antiquité et les Turcs seulement depuis le XIe siècle mais, pour accréditer cette vision, l’Etat organise depuis les années 1960, mais de manière accélérée depuis les années 1990, la destruction des sites historiques chrétiens. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;En Anatolie, les cimetières sont peu à peu expurgés des stèles chrétiennes, surtout arméniennes. Toujours la même méthode, des fonctionnaires s’adressent au maire du village et lui demandent s’il y a une église, les restes d’un monastère ou un cimetière. Quand les habitants refusent de participer, l’armée vient assurer l’évacuation ou le dynamitage. En parallèle, le même travail sur les photographies ou les études anciennes permet comme dans 1984 de faire semblant que ces choses n’ont jamais existé.Les travaux d’aménagements hydro-électriques sont également bien pratiques car ils permettent de faire disparaître sous les eaux des sites historiques préislamiques importants alors que les mosquées seldjoukides ou ottomanes sont démontées pierres par pierres pour est reconstruites plus haut. C’est ce qui est arrivé en 1965, pourtant sous un gouvernement laïc, lors de la mise en eau du barrage de Keban dans le sud-est du pays. Mais le fait se multiplie actuellement dans diverses régions d’Anatolie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Gare aussi aux historiens, archéologues et chercheurs en tout genre qui voudraient s’intéresser à la question. En 1975, Jean-Michel Thierry, un historien d’art français a ainsi été arrêté, vigoureusement interrogé et condamné à trois mois de travaux forcés pour avoir effectué les relevés d’une église arménienne près du lac de Van. Aujourd’hui, cet évènement ne pourrait pas se reproduire puisque là plupart des églises en question ont disparu ; officiellement à cause des tremblements de terre. En 1986, Mme Hilda Hulya Potuoglu a été arrêtée par les forces de sécurité turques et condamnée pour « propagande portant atteinte au sentiment national ». Son crime ? Avoir dirigé la version turque de l’Encyclopoedia Britannica dont une note de bas de page indiquait, comme dans toutes les éditions parues de par le monde, que les régions montagneuses de Cilicie dépendaient autrefois du royaume d’Arménie… Réquisitions du procureur : entre 7 et 15 ans de prison. Officiellement, les Arméniens n’existent pas et n’ont jamais existé et ils doivent le plus souvent, pour subsister, adopter un patronyme turc quant ce n’est pas solliciter un protecteur turc pour exercer telle ou telle activité. De toute façon, il leur ait de plus en plus difficile d’accéder aux études supérieures ou à la fonction publique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;D’ailleurs, lorsqu’on mentionne le génocide en Turquie, il faudrait savoir de quoi on parle. Il ne s’agit en effet pas d’un évènement ponctuel mais de la conséquence finale d’une lente montée en puissance : d’abord des pogroms à la fin du XIXe siècle puis, dès 1912, des massacres organisés localement par des gouverneurs de provinces. Or, ce fait vient en contradiction avec l’idée communément admise qui fait du génocide un simple dégât collatéral de la guerre. L’élimination systématique impulsée par l’Etat à partir de 1916 n’est que la dernière phase du processus. Mais l’énormité du génocide arménien cache le sort fait au même moment à d’autres minorités, malheureusement moins connues, moins nombreuses et moins étudiées, ce qui prouve que le projet était bien plus vaste et qu’il visait ni plus, ni moins qu’à homogénéiser la population du pays. Au sud-est du pays, se trouvaient par exemple les Souriens. Ce sont les descendants des premiers chrétiens d’Antioche qui pratiquaient encore la langue du Christ, l’Araméen. En 1916, seule a survécu une petite communauté qui s’était retranchée dans une forteresse de montagne. Tous les autres ont été exécutés, village par village, et paradoxalement le taux d’élimination des Souriens a été bien supérieur à celui des Arméniens. Une partie des survivants a pu passer en Syrie et quelques uns sont restés sur place groupés autour de leurs monastères historiques. Mais dès l’époque d’Atartürk, il a été décidé de continuer le travail et de normaliser la région. La pression n’a donc jamais baissée contre eux. Ces dernières années, la guerre contre le PKK a servi de prétexte pour déloger les derniers habitants et détruire les lieux saints. Un peu comme pour les Chaldéens ou les Nestoriens d’Irak, la communauté disparaît donc à vue d’œil par émigration en Europe ou aux Etats-Unis. Pire, depuis les années 90, le gouvernement a laissé s’infiltrer le Hezbollah afin de l’aider à lutter contre la rébellion kurde. Celui-ci rançonne les habitants, enlève les prêtres et forcent des jeunes filles chrétienne à épouser des musulmans. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Attention, tout ce qu’on dit des chrétiens est aussi valable pour les minorités musulmanes notamment chiites : les Alévis (beaucoup sont kurdes) par exemple, qui boivent du vin et encouragent la promotion des femmes, et d’autres confessions plus difficilement classables comme les Yazidis en qui les Sunnites voient des adorateurs du diable. Le pays, comme de nombreuses zones du monde, est engagé dans un large processus d’uniformisation religieuse et d’homogénéisation culturelle. Or, l’opinion internationale est aujourd’hui focalisée sur le pays voisin, la Syrie, et la dictature baasiste. Avant les évènements du printemps arabe, la présence militaire et la pression policière y étaient pourtant bien inférieure à ce qu’elles sont dans l’est de la Turquie et la liberté religieuse y était une réalité. Ce n’est en effet pas un hasard si à peu près de 20 % des Syriens sont encore aujourd’hui des chrétiens…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le problème dépasse donc largement la question de la reconnaissance du génocide arménien tel qu’on le perçoit en Occident, c’est celui d’un pays, la Turquie (mais on pourrait faire la même analyse pour beaucoup d’autres états) qui s’est structuré depuis un siècle autour d’un mythe fondateur, un mythe que l’école continue toujours de véhiculer, qui fait partie prenante de la mentalité collective et que toutes les forces de l’Etat essaient à présent de faire coïncider avec la réalité. C’est d’ailleurs un des rares points d’accord entre le gouvernement et l’armée. Ce mythe sert le projet du gouvernement Erdogan qui mixe le nationalisme turc traditionnel et l’islamisme et qui revient à achever l’unité du pays autour de ces deux notions que sont l’ethnicité turque et l’islam. Pour nous, transiger sur la question arménienne assurera au premier ministre turc d’aboutir en douceur, ce n’est plus la question que de quelques années, et s’opposer à ce mythe lui permettra d’aboutir encore plus vite. Grave dilemme pour nos dirigeants…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Frédéric Schwindt Docteur en Histoire 170e SR – Nancy / Metz 2007&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-8790509843686334821?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/8790509843686334821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/8790509843686334821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2012/02/1984-en-turquie-un-ou-des-genocides.html' title='1984 en Turquie : un ou des génocides...'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-1720183455391719302</id><published>2011-01-30T08:50:00.001-08:00</published><updated>2011-01-30T08:50:53.655-08:00</updated><title type='text'>Driant et De Gaulle</title><content type='html'>Le lieutenant-colonel Driant (1855-1916),&lt;br /&gt;auteur de science-fiction ou stratège empêché ?&lt;br /&gt;par Frédéric Schwindt&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même s’il est encore bien présent dans la mémoire des Meusiens, le colonel Driant est aujourd’hui un peu oublié en France. Chaque année, la cérémonie organisée au nord de Verdun, au bois des Caures, là où il s’est sacrifié avec ses chasseurs, est d’autant plus émouvante que le calme et la sérénité de l’endroit font oublier le déluge de fer et de feu qui s’y est abattu le 21 février 1916. Les nancéens se souviennent qu’il a été député de la ville grâce à une place qui porte son nom près de la cathédrale. L’écrivain, auteur sous le pseudonyme de Danrit d’une trentaine de volumes à la façon de Jules Verne et qui fut très populaire avant guerre, s’est également effacé. Comme Balzac avec La Comédie Humaine, Driant avait conçu toute son œuvre sous la forme d’une série intitulée La Guerre de Demain&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;De nombreuses publications lui ont néanmoins été consacrées ces dernières années dont l’excellente biographie de Daniel David&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt;. Plus récemment, « Les Bastions de l’Est de Boulanger à De Gaulle », préfacé par Philippe Séguin, ont permis de replacer le colonel Driant au milieu des écrivains et des hommes d’Etats français du début du XXe siècle, les Barrès, Poincaré et autres Lyautey, et d’évoquer leur rapport commun à la frontière&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn4" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn4" name="_ftnref4"&gt;[4]&lt;/a&gt;. Plus pointus mais passionnants, les travaux de Gérald Sawicki sur l’espionnage franco-allemand ainsi que sur l’affaire Schnaebele, apportent une pièce important au décor&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn5" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn5" name="_ftnref5"&gt;[5]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;            Jusqu’ici, les historiens ou les critiques littéraires ont surtout étudié le militaire et l’écrivain voire, dans le cas de Daniel David, le rapport entre les deux. Mais le stratège a peu retenu l’attention d’autant que comme d’autres personnages ultérieurs, très connus à l’image De Gaulle ou inconnus du grand public comme David Galula, il est resté en marge de la réflexion stratégique dominante&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn6" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn6" name="_ftnref6"&gt;[6]&lt;/a&gt;. A la lumière de l’engagement en Afghanistan, on a pourtant redécouvert, quarante ans après sa mort, la pertinence de la pensée de Galula sur la contre-insurrection. Il n’est peut-être donc pas trop tard pour Driant. &lt;br /&gt;En général, un écrivain utilise sa vie dans ses romans. C’est vrai pour Driant qui transpose ses souvenirs de jeune lieutenant affecté au fort de Liouville, en Meuse, dans son premier ouvrage : « La Guerre de Forteresse ». C’est à cette occasion qu’il donne vie, pour la première fois, à son héros récurrent, Danrit. Mais l’inverse est vrai aussi car, par une suite de hasards, le colonel Driant a aussi vécu ses livres. Le &lt;a title="20 février" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/20_f%C3%A9vrier"&gt;20&lt;/a&gt; &lt;a title="Février" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9vrier"&gt;février&lt;/a&gt; &lt;a title="1916" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1916"&gt;1916&lt;/a&gt;, à la veille du déclenchement de la bataille de Verdun, alors qu’il vient de recevoir la visite de Joffre, il adresse à sa femme ce dernier courrier où il se montre résigné quant à son sort. Il sait ce que lui et surtout ses chasseurs vont subir dans les heures à venir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je ne t'écris que quelques lignes hâtives, car je monte là-haut, encourager tout mon monde, voir les derniers préparatifs ; l'ordre du général Bapst que je t'envoie, la visite de Joffre, hier, prouvent que l'heure est proche et au fond, j'éprouve une satisfaction à voir que je ne me suis pas trompé en annonçant il y a un mois ce qui arrive, par l'ordre du bataillon que je t'ai envoyé. A la grâce de Dieu ! Vois-tu, je ferai de mon mieux et je me sens très calme. J'ai toujours eu une telle chance que j'y crois encore pour cette fois.&lt;br /&gt;Leur assaut peut avoir lieu cette nuit comme il peut encore reculer de plusieurs jours. Mais il est certain. Notre bois aura ses premières tranchées prises dès les premières minutes, car ils y emploieront flammes et gaz. Nous le savons, par un prisonnier de ce matin. Mes pauvres bataillons si épargnés jusqu'ici ! Enfin, eux aussi ont eu de la chance jusqu'à présent… Qui sait! Mais comme on se sent peu de choses à ces heures là. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Driant écrit avec les mots de La Hire (1390-1443), compagnon fidèle de Jeanne d’Arc qui, sur son lit de mort, affirmait lui aussi qu’il avait fait ce qu’il avait pu !&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn7" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn7" name="_ftnref7"&gt;[7]&lt;/a&gt; Mais, consciemment ou inconsciemment, il reprend aussi les premières pages de « La Guerre de Forteresse », où il affirmait déjà qu’il avait toujours eu beaucoup de chances. En Tunisie, territoire où le jeune officier a servi et qu’il a tant aimé, on aurait appelé cela la baraka… Tant comme soldat que comme écrivain, Driant / Danrit se concevait en effet et d’abord au service de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UNE VIE AU SERVICE DE LA FRANCE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vocation militaire.&lt;br /&gt;            Emile Driant est né le 11 septembre 1855 à Neufchâtel-sur-Aisne, en Champagne, où son père était notaire et juge de paix. S’il appartient à la petite bourgeoisie de province, il ne dispose pas d’une énorme fortune. Ecrire sera donc pour lui aussi un métier à une époque où la solde des officiers était très modeste et ne suffisait pas, loin s’en faut, à tenir son rang. Les règlements quant au mariage des officiers étaient donc très précis afin garantir aux officiers des revenus conséquents grâce à la dot des heureuses épousées. Après sa démission de 1905, l’écriture deviendra une profession à plein temps lui permettant de faire vivre sa famille. Et même devenu député en 1910, il en tirera toujours l’essentiel de ses revenus, la notion de rémunération des élus étant encore pour l’essentiel une notion…&lt;br /&gt;Adolescent en 1870, comme Raymond Poincaré à Bar-le-Duc (né en 1860) ou Maurice Barrès à Charmes (né en 1862), il a vu passer les troupes prussiennes et a subit personnellement l’occupation. Tous trois livrent naturellement des témoignages similaires :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’ai dans la mémoire la vision très nette de bataillons comme ceux qui passent en ce moment, casque en tête ; ils se succédaient jour et nuit devant la porte de mes parents. C’était à Neuchâtel, aux portes de Reims. Ceux-là revenaient de Sedan. J’avais quinze ans et je comprenais. Aujourd’hui, quand j’entends les jeunes s’égarer dans les rêveries humanitaristes, je me dis : S’ils avaient vu cela ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend l’origine de sa vocation militaire et de son amitié future avec Barrès, son collègue à l’Assemblée Nationale, ou avec Déroulède, le chantre de la Ligue des Patriotes. Cette vision de défaite fait d’ailleurs écho dans son esprit à un autre évènement issu de la tradition familiale et que Driant immortalisera dans on œuvre littéraire. En 1814, son grand-père avait entrevu Napoléon et même touché sa redingote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le vieillard avait vu le Grand Homme  passer un jour à cheval, dans  la  rue de Vesle, à Reims, calme sur  son cheval blanc, alors qu’autour de lui s’accumulaient les armées prussiennes (…) Tous ces mystérieux enthousiasmes, qui avaient vibré dans l’âme française pendant vingt ans, se retrouvaient, sous la forme d’un culte presque religieux dans son esprit. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Malgré ses critiques parfois virulentes de la IIIe République et du régime parlementaire et comme pour Barrès qui acceptait l’héritage de la Révolution, cet évènement à lui seul a suffit à vacciner Emile Driant contre le Nationalisme Intégral et le combat pour la Monarchie d’un Maurras.&lt;br /&gt;Elève au lycée de Reims, il obtient un premier prix d’Histoire au Concours Général. Mais alors que son père aurait aimé le voir lui succéder dans son étude, il veut être soldat, sans doute une conséquence des images de 1870 si profondément imprimées dans son cerveau qu’il y revient constamment dans ses livres, notamment dans « La Guerre de Forteresse », premier volume de « La Guerre de Demain », son premier ouvrage publié en feuilleton à partir de 1888. C’est son double Danrit, commandant en second d’une compagnie du 54e RI chargé de tenir le fort Liouville, qui parle au moment où la guerre éclate :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Sorti de Saint-Cyr en 1877, j’étais encore enfant quand les corps d’armée germains étaient passés, se succédant sans interruption, dans ce petit village de Neufchâtel, près de Reims, sur la route de Paris. Et je me souvenais qu’alors, furieux de mon impuissance et de ma jeunesse, je m’étais juré de grandir bien vite et d’être officier pour le jour de la revanche… et ce jour était venu. Enfin ! (La Guerre de Forteresse, Flammarion, 1888, p.12).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Après une double licence en lettres et en droit, Driant intègre en effet Saint-Cyr en 1875 et il en sort dans la botte, 4e en 1877. Petit mais très doué pour l’équitation, selon ses instructeurs, il choisit pourtant l’infanterie. Très bien noté, il est promis aux plus hauts postes de la hiérarchie militaire et, comme c’est le cas à l’époque, c’est aux colonies, plus précisément dans le protectorat de Tunisie, qu’il fait ses premières armes. Aspect moins connu, il passe aussi par la Meuse.&lt;br /&gt;A l’époque de Boulanger, Driant aurait été chargé de discrètes missions d’inspection sur la frontière. Mais déjà en début de carrière, il avait affecté à Saint-Mihiel, alors grosse de garnison et QG de division. Là, il exécute des relevés topographiques avant de rejoindre le fort de Liouville. Plus tard, élu député de la Meurthe &amp;amp; Moselle, il s’intéresse beaucoup au secteur fortifié de Toul qui poursuit au sud-est celui de Verdun. Constamment, sa carrière ramène donc le soldat-écrivain vers la Meuse et la Lorraine qui apparaissent naturellement dans ses romans. C’est entre Saint-Mihiel et Apremont et notamment au fort de Liouville que se déroule son premier livre. C’est aussi à Verdun que le héros des « Robinsons de l’air » est en poste et c’est en Argonne que commence son périple vers le pôle narré par Danrit en 1908.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aspiration / Inspiration.&lt;br /&gt;Un peu comme De Gaulle qui multiplie les publications après son passage au cabinet du maréchal Pétain, « La France et son Armée » par exemple, et au secrétariat général à la guerre, époque où il rédige « Vers l’armée de métier », l’écriture de la « Guerre de Demain » entre 1888 et 1892, traduit toute l’expérience accumulée par Driant auprès d’un personnage controversé : le général Boulanger. Comme pour De Gaulle, cette période marque aussi un brutal arrêt dans sa progression de carrière. En 1884, Emile Driant est en effet affecté comme officier d’ordonnance auprès du général Boulanger, alors commandant la division stationnée en Tunisie, et il le suit à Paris lorsque celui-ci est nommé ministre de la guerre en 1886. A ce poste, il se limite à des fonctions exclusivement militaires et ne touche en rien à la politique mais cela lui sera pourtant plus tard reproché.&lt;br /&gt;La geste du brav’général Boulanger évoquée dans la chanson populaire, « En revenant de la revue », est bien connue. Il a d’abord été poussé par les Radicaux dont Clemenceau avant de devenir le point de ralliement des extrêmes, l’extrême droite royaliste ou nationaliste et l’extrême gauche blanquiste. Rappelons que Maurice Barrès qui a été député boulangiste de Nancy, siégeait à cette époque à l’extrême gauche de la Chambre des députés et avait un suppléant ancien blanquiste et dit-on communard.&lt;br /&gt;On sait aujourd’hui que Boulanger n’a pas été cet idiot décrit par Clemenceau ou ce va-t-en guerre qu’on a voulu voir en lui, notamment au moment de l’affaire Schnaebele. Au cabinet du ministre, Driant se serait chargé des fortifications mais aussi du renseignement. D’une certaine manière, « La Guerre de Demain » est donc une défense et illustration des thèses de Boulanger contre celles des Républicains Opportunistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La Guerre de Forteresse » (1888)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plus près de tout ce qui se fait de mieux…&lt;br /&gt;Dans le roman, Danrit raconte à la première personne une invasion allemande. Il montre d’abord qu’une invasion soudaine est possible et il n’hésite pas à utiliser le terme de « viol » - nous ne sommes rappelons-le qu’en 1888-1892 - pour décrire le passage des troupes allemande à travers la Belgique neutre. Comme toujours en science ou en politique fiction, cette guerre se situe dans un futur imprécis mais l’auteur évoque fréquemment l’année 1886, justement celle où l’action de Boulanger a été décisive. Le roman présente même d’une manière concrète les avancées attribuées au ministre de la guerre : renforcement des fortifications afin d’abriter les troupes de couverture qui doivent protéger la mobilisation, accélération de la mise en service du fusil Lebel ou des obus à la mélinite et, ce qui est moins connu, financement des recherches sur les ballons que Driant évoque aussi dans les « Robinsons de l’air ». Son passage au ministère lui a en effet permis de nouer des contacts avec tout ce que l’armée possède de plus avancé en matière de recherche.&lt;br /&gt;Le roman nuance fortement l’image d’un Boulanger belliciste et partisan de l’offensive à outrance. Les dialogues entre les officiers du fort de Liouville comparent en effet l’avantage des stratégies qui font alors débat : offensive, défensive, défensive-offensive avant de conclure que l’important n’est pas là. En effet, qu’elle que soit l’option retenue, il faut d’abord réaliser la mobilisation, d’où l’importance des fortifications, de l’artillerie de forteresse et des troupes de couverture. Or, Boulanger a été le premier à réaliser et à réussir des exercices de mobilisation de grande ampleur et c’est justement ce qui a inquiété Bismarck,&lt;br /&gt;Et puis la contre attaque vient, celle qui est narrée dans le deuxième tome de la trilogie, « La Guerre en rase campagne », écrit fictivement par Danrit à partir des notes d’un capitaine du 4e Spahi. C’est un régiment stationné en Tunisie que Driant connaît bien pour y avait effectué plusieurs temps de commandant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gendre de Boulanger.&lt;br /&gt;            Le 29 octobre 1887, Driant épouse à Paris la fille du général Boulanger qui venait de quitter le gouvernement et surtout d’être brutalement mis à la retraite. On ne peut pas qualifier Driant d’opportuniste car il devient le gendre du « Général Revanche » au moment même où son l’étoile pâlie. Exilé en Belgique, celui qui n’avait pas voulu marcher sur l’Elysée se suicide en 1891 sur la tombe de sa maîtresse. Clemenceau, qui n’est pas en mal d’un bon mot, dira qu’il est mort comme un sous-lieutenant. Pour tous, Driant n’en demeure pas moins le gendre d’un pestiféré. Or, paradoxalement, ce ne sont pas les Républicains modérés - les Ferry, Freycinet, Poincaré et consorts - qui étaient alors au pouvoir, qui vont vouloir se venger de lui mais les Radicaux qui avaient de prime abord encouragé la carrière et les premières initiatives du Général Revanche !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UNE CARRIERE BRISEE : L’ECRITURE ET LA POLITIQUE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant dix ans, jusqu’à la fin du siècle, la carrière d’Emile Driant se poursuit donc normalement. Nommé chef de bataillon en 1896, il est alors un des officiers les mieux notés de l’Armée Française. Systématiquement, il a été à chaque fois classé premier au tableau d’avancement et c’est encore le cas au début du siècle pour l’accession au grade de lieutenant-colonel et pour l’octroi d’un commandement. Pourtant, à partir de 1899, il est chaque année rayé du tableau d’avancement par les ministres successifs de la guerre et ceci malgré un document de l’Etat Major indiquant que rien ne s’oppose à sa promotion. Driant ne doit pas passer lieutenant-colonel, ni commander un régiment afin de ne jamais devenir général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 1er bataillon de chasseurs à pied de Troyes (1899-1905).&lt;br /&gt;C’est pourquoi, il demande un bataillon de chasseurs à pied, unité qui fait corps mais qui est dirigée par un simple commandant. Il obtient le 1er Bataillon de Chasseurs à Pied (BCP) de Troyes, rapidement surnommé « bataillon Driant » et dont il fait une unité d’élite. Il va passer six ans à Troyes, une période qui peut paraître fort longue comparé aux temps de commandement actuels de deux ans. Entre l’administration de son unité, les manœuvres, les marches de 150 kilomètres en tête de son unité (qui annoncent un Bigeard) et les mondanités propres à la vie de garnison, le commandant Driant qui est désormais un peu loin de Paris et des milieux décisionnels de la guerre, trouve tout naturellement un dérivatif dans l’écriture. Petite anecdote, Troyes et même Reims qui n’est pas si loin, jouent alors un rôle important dans la naissance de l’aviation, ce qui n’a pas pu ne pas exciter l’imagination de Danrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 1er BCP de Troyes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dérivatif dans l’écriture.&lt;br /&gt;En six ans, il livre en effet pas moins de huit volumes&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn8" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn8" name="_ftnref8"&gt;[8]&lt;/a&gt;. Il achève d’abord sa seconde trilogie : « Histoire d’une famille de Soldat ». « Filleuls de Napoléon » en 1900 puis « Petit Marsouin » en 1901 viennent compléter « Jean Tapin » paru en 1898. En 1902, c’est « Le drapeau des chasseurs à pied », un vibrant hommage rendu à son unité. Moins disponibles pour des recherches, Driant donne donc des ouvrages davantage historiques et moins lié à l’actualité. En pleine affaire Dreyfus, ils permettent néanmoins, avec un peu de recul et de précautions, d’affirmer la place que l’Armée doit jouer selon lui dans la société.&lt;br /&gt;Dès 1902-1903, il revient pourtant à guerre fiction et notamment à la guerre sous-marine à l’occasion de sa troisième trilogie : « La Guerre Fatale » qui raconte une guerre franco-britannique. On a en effet largement oublié, grâce à l’entente cordiale de 1904, que notre plus gros ennemi potentiel était alors la « perfide Albion » et la guerre avait même failli éclater après l’affaire de Fachoda en 1898. Seul le renfort de l’alliance russe avait alors pu nous sortir de l’isolement diplomatique.&lt;br /&gt;Driant propose en 1904 un roman d’aventure mais aussi de politique fiction intitulé « Evasion d'Empereur », qui raconte bien entendu comment Napoléon aurait pu quitter Sainte-Hélène à la barbe des Anglais. Simple parenthèse, sans doute pas parce Driant, violemment anglophobe, prépare en même temps un livre bien plus ambitieux et qui sera une de ses meilleures ventes, un ouvrage remis fréquemment comme prix de fin d’année dans les lycées. « Ordre du Tzar » relate la course de vitesse entre deux colonnes russes et britanniques, parties l’une d’Asie centrale et l’autre des Indes afin de s’emparer du Tibet. Bien sûr, les sujets du Tsar l’emportent grâce à un petit groupe de soldat français et leur dirigeable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Affaire des Fiches.&lt;br /&gt;Driant est barré pour l’accès aux postes les plus élevés de l’Armée. En 1892, il a déjà reçu huit jours d’arrêts pour avoir défendu la mémoire de son beau-père dans les colonnes du Figaro. A partir de l’arrivée au pouvoir d’une majorité radicale, en 1898, Sarrail qui a seulement un an de moins que lui et qui était moins bien classé obtient sans problème barrettes et commandements. Or ce dernier ne cache ni ses sympathies politiques pour la nouvelle majorité, ni ses amitiés dans le monde franc-maçon&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn9" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn9" name="_ftnref9"&gt;[9]&lt;/a&gt;. Avant même que n’éclate officiellement l’affaire des fiches, elle affecte déjà la carrière de Driant.&lt;br /&gt;Depuis 1899, le gouvernement du petit père Combes et du général André, ministre de la guerre auprès duquel sert Sarrail, a mis en place un système de notation parallèle des officiers avec l’aide des loges maçonniques. Les opinions des militaires - lesquels ne disposent pas alors du droit de vote&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn10" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn10" name="_ftnref10"&gt;[10]&lt;/a&gt; - et notamment leurs opinions religieuses ou prétendues telles sont prises en comptes pour favoriser les officiers que l’on croit républicains et bloquer la carrière des autres. Les Etats Majors sont épurées de même que les grands commandements et les fiches servent aussi à déterminer le classement de sortie de l’Ecole de Guerre ou les listes d’aptitude à la fonction de général. De Castelnau, « le capucin botté », le futur vainqueur du Grand Couronné en 1914, est ainsi expulsé de son poste de directeur du premier bureau de l’Etat Major. Au début de la guerre, Joffre devra limoger pour incompétence 80 généraux promus à l’époque des fiches.&lt;br /&gt;L’affaire éclate en 1904 et André démissionne mais le système continue néanmoins à fonctionner. Driant manifeste haut et fort son indignation devant les cadres de son bataillon. Il fait aussitôt l’objet d’un rappel à l’ordre et est rayé, une fois de plus du tableau d’avancement.&lt;br /&gt;En 1905, il prend quinze d’arrêts simples pour avoir fait publier des notes personnelles dans la presse. En plein climat de Séparation des Eglises et de l’Etat, arrive la dernière affaire, celle de la célébration de la Sidi Brahim, la fête des chasseurs. A Troyes, elle commence par une messe à laquelle participe librement une partie du bataillon. Le général Berteaux, ministre de la guerre, demande des explications au commandant du XXe Corps. Les journaux s’emparent de l’évènement et publient la réponse du chef de corps du 1er BCP à son supérieur. Bilan : quinze jours d’arrêts de rigueur supplémentaires.&lt;br /&gt;A 50 ans, le 31 décembre 1905, le chef d’escadron Emile Driant démissionne et quitte l’armée. Admis dans le cadre de réserve, il ne reçoit pas de commandant, comme il l’espérait, ni d’une unité de réserve, ni même d’une unité territoriale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DEPUTE DE NANCY (1910-1916).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Driant devient écrivain à temps plein mais il ne se contente pas de défendre ses idées par les mots et le papier. Après un premier échec en région parisienne aux législatives de 1906, il se présente en 1910 à Nancy. Le choix de l’Est pour ce Champenois amoureux de la Tunisie pourrait sembler paradoxal mais il est tout à fait logique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cœur des « Bastions de l’Est ».&lt;br /&gt;Comme De Gaulle qui s’installe dans l’entre-deux guerres à Colombey, afin de demeurer à proximité des Bastions de l’Est et des grandes villes de garnison de la frontière, il y a chez Driant ce désir de s’implanter au cœur du dispositif français, à quelques dizaines de kilomètres seulement des territoires annexés. Dans la « Guerre de Forteresse », la brusque offensive allemande que narre le lieutenant Danrit se dirige en effet à la fois vers les côtes de Meuse et l’ensemble Nancy / Toul. En 1888, l’auteur plaçait déjà dans la bouche d’un vieil officier qui y avait assisté, le récit traumatisant de l’occupation de la ville en 1870 par un simple lieutenant prussien et quatre uhlans. Et puis, Driant avait été affecté quelques mois à Nancy avant de recevoir le commandement de son bataillon, c’est donc une cité qu’il connaît bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emile Driant, député de Nancy (1910)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barrès – Lyautey – Marin.&lt;br /&gt;Il existe aussi une grande proximité entre Driant et trois personnages qui marquent alors, chacun à sa manière, la Meurthe &amp;amp; Moselle, la Lorraine et la France : Barrès, Lyautey et Louis Marin.&lt;br /&gt;D’une certaine manière, Driant succède à Barrès qui a été au cours d’un unique mandat député de Nancy. Ce n’est peut-être donc pas pour rien qu’au début du siècle, notamment dans les « Robinsons de l’Air », Danrit fasse de multiples références implicites à l’auteur de « La Colline inspirée », notamment à sa prédilection pour la terre et les morts. Dans « Les Déracinés », Barrès parle lui-même abondement de Nancy. Le roman commence au lycée qui ne s’appelle pas encore Henri Poincaré et le professeur de philosophie devient député radical alors qu’un de ses élèves, sous les couleurs de Boulanger, est élu à Bar-le-Duc… On regrette, en tout cas, ce que Barrès aurait pu écrire pour accueillir Driant chez les Immortels de l’Académie Française.&lt;br /&gt;            Avec le propriétaire du château de Thorey, la filiation ou le compagnonnage idéologique est encore plus frappant. Driant et Lyautey sont de la même génération (1854-1934) puisqu’ils sont nés puis entré à Saint-Cyr à seulement une année de différence. Surtout, catholiques ralliés à la République, ils défendent une même idée du rôle social de l’officier que le « proconsul » du Maroc théorise dans ses essais et que Danrit diffuse dans ses romans&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn11" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn11" name="_ftnref11"&gt;[11]&lt;/a&gt;.  Enfin, ils ont en commun le goût de l’Orient qu’illustrent magnifiquement les pages de Driant sur la Tunisie, par exemple celles du début des « Robinsons sous-marins ».&lt;br /&gt;            Le dernier individu est aujourd’hui moins connu même s’il a été, en son temps, un personnage considérable de la IIIe République. Président de l’Alliance Républicaine et dirigeant à une époque de tout le centre droit, il fut même un des rares esprits éclairés, avec Georges Mandel, à voir venir les périls des années 30. De Gaulle espéra même longtemps le voir venir à Londres. Et bien, ils sont élus ensemble à Nancy en 1910, année où quatre députés de droite, ce qui ne s’était jamais vu depuis 1871, représentent la Meurthe &amp;amp; Moselle à la Chambre.&lt;br /&gt;Là se trouve, semble-t-il, une raison supplémentaire du choix de l’Est. L’année 1910 symbolise une évolution politique aujourd’hui bien connue et qui fut illustrée à l’époque par l’enquête Agathon, vrai-faux sondage en direction de la jeunesse, due à un journaliste et à un écrivain en herbe, qui révéla la profonde poussée nationaliste alors à l’œuvre dans l’opinion. C’est l’époque de l’engagement d’Ernest Psichari ou de la conversion patriotique de Charles Péguy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Vers un Nouveau Sedan » (1906).&lt;br /&gt;            Aussi les adversaires de Driant, les Radicaux notamment, ne voient en lui qu’un « candidat exotique » et donc peu dangereux lorsque la campagne commence. Dans leur presse, ils tirent à boulet rouge contre lui, ressortent l’épisode Boulanger et l’accusent – c’est le comble - d’antipatriotisme. Dès son départ de l’Armée, Driant a en effet entrepris la rédaction d’un essai, publié en 1906 et qui s’intitule : « Vers un nouveau Sedan ». Il est issu d’une série d’articles qui lui avaient été commandés à l’occasion des grandes manœuvres de l’armée allemande, manœuvres que l’ex-commandant était allé voir sur place. Or, l’ouvrage, très rapidement traduit en allemand, avait été trouvé « hochinteressant » par la  critique d’outre-rhin, d’où l’accusation de la presse nancéenne contre son prétendu défaitisme.&lt;br /&gt;Ce livre qui se veut une analyse des erreurs commises quant à la préparation de la guerre future est le pendant direct des romans dont les dialogues illustrent les polémiques contemporaines. Dans le prologue de « Vers un nouveau Sedan », Driant explique d’ailleurs que « La guerre de Demain », qu’il rédige depuis dix-huit ans, n’est pas seulement sa première trilogie mais l’ensemble de son œuvre. L’essai ressemble néanmoins, par bien des aspects, à « La discorde chez ennemi », essai d’analyse politico-militaire sur les causes de la défaite allemande de 1918 qui sera, à la génération suivante, le premier livre du capitaine De Gaulle.&lt;br /&gt;« Vers un Nouveau Sedan » (1906) – « La Discorde chez l’Ennemi » (1924)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catholicisme Social.&lt;br /&gt;            Emile Driant devient donc député en 1910 et, s’il s’inscrit à droite, c’est finalement dans le groupe relativement modéré de l’Action Libérale&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn12" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn12" name="_ftnref12"&gt;[12]&lt;/a&gt;. C’est alors le principal mouvement d’opposition avec un groupe parlementaire qui oscille entre 60 et 80 députés. Driant appartient à la tendance majoritaire qui représente ces catholiques, comme Jacques Piou ou Albert de Mun, qui se sont ralliés à la République après les déclarations de Léon XIII et le célèbre « toast » d’Alger de monseigneur Lavigerie. Comme le père du général De Gaulle, ancien légitimiste, Driant peut alors passer pour un Républicain de raison. Comme chez Barrès, son acceptation des acquis de la Révolution et surtout de l’Empire (voir ses romans) le sépare irrémédiablement de l’Action Française et de Maurras. S’il n’est pas à proprement parlé démocrate chrétien, le mot n’existe pas encore, il fréquente néanmoins au sein de l’Action Libérale des émules de Marc Sangnier qui ont participé à l’aventure du Sillon. La somme d’Alain Larcan sur les origines intellectuelles du chef de la France Libre souligne aussi abondement cette parenté intellectuelle&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn13" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn13" name="_ftnref13"&gt;[13]&lt;/a&gt;. Au début du siècle, Driant s’est beaucoup intéressé aux différents mouvements qui voulaient rapprocher l’Eglise et le monde ouvrier ou associer le capital et le travail, lointaine annonciation de la notion de participation chère au fondateur de la Ve République, et il a voté toutes les lois sociales importantes. C’est d’ailleurs son principal centre d’intérêt à la Chambre après les questions militaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De L’Alerte à l’Alarme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            A la suite de la vague anarchiste qui a frappé la France à la fin du siècle précédent, de la Révolution ratée de 1905 en Russie et du développement du syndicalisme révolutionnaire, Driant commence à exploiter la veine de la politique fiction. Au moment même où il se lance en politique, il livre une série de romans qu’il désavouera d’ailleurs au début de la guerre, dans la fièvre de l’Union Sacrée, un peu comme le fera Barrès regrettant ses propos antisémites avec « Les différentes familles spirituelles de la France ».&lt;br /&gt;            Dans « La Grève de demain » ou « La Révolution de demain » en 1909 et « L'Alerte » en 1910, Emile Driant croît en la possibilité de la grève générale et d’un possible coup de force révolutionnaire, aidé ou pas d’une cinquième colonne ennemie. Le député Driant s’est en effet beaucoup documenté sur la question et il a suivi le développement des syndicats jaunes liés au patronat qui tentaient alors de briser l’élan du syndicalisme révolutionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’Alerte » (1910)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lieu commun de ce début de siècle, il fait des instituteurs - évidemment tous républicains, laïcs, francs-maçons, socialistes et pacifiste - les principaux fauteurs de troubles, une position qu’il révisera dans les tous derniers jours de sa vie lorsque, dans les tranchées du bois des Caures, au milieu de ses chasseurs, il corrigera les épreuves de la réédition des « Robinsons Souterrains ». Dans l’édition de 1913, le rôle du traitre était joué par un instituteur mais, témoin du sacrifice de nombreux enseignants en 1914, Driant fit disparaître le personnage. Au-delà de l’anecdote, ce fait démontre que la gauche comme la droite partageaient alors les mêmes mythes, pour les souhaiter ou pour les craindre : celui de la grève générale ou du pacifisme et ceux relatifs aux hussards noirs de la République…&lt;br /&gt;Sans aller jusqu’à Galula, l’intérêt pour l’insurrection et la contre insurrection est logique chez un officier qui, dans sa carrière opérationnelle en Tunisie, a été affecté à des tâches de pacification. Il s’est sans aucun doute tenu informé de la révolte des Boxers en Chine ou de la guerre contre les Boers en Afrique du Sud voire des campagnes moins connues menées par les Britanniques en Asie du sud-est qui préfigurent les luttes de contre insurrection de la Guerre Froide. Même si la Revanche est centrale chez Danrit, les derniers romans laissent de plus en plus de place aux « petites guerres »  et au fanatisme religieux évoqué dès 1894 dans « l’Invasion Noire »&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn14" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn14" name="_ftnref14"&gt;[14]&lt;/a&gt;. Pourtant, avec Foch comme professeur de stratégie à l’Ecole de Guerre, l’Etat Major s’intéresse alors surtout au théâtre européen, à la guerre classique et aux campagnes napoléoniennes. Et puis l’offensive à outrance, « la seule stratégie qui soit vraiment française », est érigée, elle aussi, en véritable mythe national. La position de Driant est donc assez originale au sein de la pensée militaire de ce début du siècle.&lt;br /&gt;            Et puis arrive juin 1914, Sarajevo, déjà, et la mobilisation. Son âge, 59 ans, et son mandat parlementaire auraient pu lui permettre d’éviter un conflit qu’il avait tant de fois pressenti et annoncé. Il aurait aussi pu intégrer les rouages administratifs voire profiter de l’Union Sacré pour entrer au gouvernement. La guerre lève de toute façon l’interdit qui le frappait. Comme André Maginot et Abel Ferry, il fait aussitôt acte de volontariat et reçoit le commandement d’abord d’un bataillon de chasseurs puis de deux. Il obtient enfin la 5e barrette de lieutenant-colonel. Ce n’est plus du roman, c’est la guerre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UN JULES VERNE MILITAIRE.&lt;br /&gt;            Le surnom de « Jules Verne militaire » est emprunté à Daniel David. Jules Verne qui a connu son premier succès, « Cinq semaines en ballon » en 1862, est mort à Amiens en 1904 mais son œuvre est poursuivi par de nombreux successeurs comme Paul d’Ivois ou Danrit. Comme à son époque, les ouvrages sont d’abord publiés en feuilletons dans un journal ou une revue avant de sortir en grands formats. Les amateurs trouvent chez Flammarion la belle édition à reliure rouge qui rappelle effectivement les « Voyages Extraordinaires ». Très illustrée, en général par Dutriac, ces volumes sont très recherchés aujourd’hui par les collectionneurs. Une version avec une reliure unie moins coûteuse, fréquemment remise comme prix de fin d’année dans les lycées, était aussi proposée. Mais le lecteur pouvait aussi faire relier la publication en fascicule. Après la guerre, la plupart des romans sortiront enfin en poche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les Robinsons de l’Air » (1908) – « Les Robinsons sous-marins » (1908)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des romans au schéma classique.&lt;br /&gt;            Les romans de Danrit possèdent pour la plupart un schéma classique. Prenons l’exemple des « Robinsons de l’Air ». Apparemment, ces livres s’adressent comme chez Jules Verne, à un jeune public. D’ailleurs, dans la préface de ses romans, Driant ne cache pas son désir de mobiliser la jeunesse et il en est remercié par l’Académie Française lorsque celle-ci lui remet un prix pour « La Guerre de Forteresse ». Il s’agit bien sûr de vulgariser les dernières découvertes de la science ou de la géographie et de traiter des thèmes d’actualité. « Au dessus du continent noir », en 1912, constitue ainsi une relecture de l’aventure de la colonne Marchand en 1898 mais avec les acquis plus récents de l’aviation.&lt;br /&gt;Les livres reposent toujours sur un personnage central, jeune officier ou ingénieur, généralement d’extraction modeste, arrivé par l’étude et le travail et habité par le sens du service. Placé devant des circonstances extraordinaires, il va devoir s’interroger sur ce que commande son devoir. Et il va rencontrer une jolie personne, plutôt de belle naissance et donc au départ inaccessible mais qu’il va conquérir par ses vertus. La trame sentimentale demeure donc très conventionnelle et conforme aux normes morales de la Belle Epoque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une même veine : les romans synoptiques.&lt;br /&gt;            La filiation avec Jules Verne est tellement évidente que les thèmes de plusieurs romans sont identiques : « Robur-le-Conquérant » et « Robinsons de l’Air » ou « Michel Strogoff  »  et « Courrier du Tzar ». On retrouve de la même manière la conquête coloniale ou les explorations polaires dans de nombreux ouvrages des deux auteurs mais il s’agit là de sujets d’actualité communs à l’époque. Certaines scènes sont enfin très voisines, ainsi « L’Aviateur du pacifique » débute par le torpillage du cargo du héros, lequel dérive sur un radeau avant d’être recueilli comme au début de « 20000 lieues sous les mers ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lien à l’actualité.&lt;br /&gt;Mais comme c’est le cas très souvent en Science Fiction, l’anticipation n’est qu’un moyen détourner de parler du présent, ce qui peut être utile pour un officier soumis au devoir de réserve et à l’imprimatur de ses supérieurs. Dans « Le meilleur des monde », roman des années 1930, Aldous Huxley ne parle pas du futur mais, après un voyage dans la Russie stalinienne, de la montée des totalitarismes. Driant est donc pleinement dans le présent. Plusieurs de ses romans sont écrits d’ailleurs à chaud, dans l’évènement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’Invasion Jaune » (1909)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rédige « Courrier du Tsar » pendant la révolution ratée de 1905 et embraye sur « L’Invasion jaune » alors que la défaite russe contre les Japonais est encore un sujet brulant. Plusieurs ouvrages sont enfin dédiés à des officiers ou à des ingénieurs, voire à des équipages entiers qui sont se sacrifiés en expérimentant un sous-marin ou un ballon. La série des Robinsons arrivent ainsi juste après des catastrophes aériennes ou des naufrages qui ont fait polémique au point que des campagnes de presse ont été menées contre les gouvernements qui avaient pu dépenser de telles sommes pour rien… On voit bien où allait l’argumentation de Driant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La science et la technique.&lt;br /&gt;            C’est que Driant, depuis son passage au cabinet de Boulanger, était en contact avec tout ce qui se faisait de mieux dans l’Armée en matière de « nouvelles technologies ». En 1887, Boulanger avait par exemple donné un sérieux coup de fouet et surtout un budget à l’établissement aéronautique de l’armée à Meudon ou furent ensuite essayés les dirigeables « France » et « République » dont Danrit parle avec emphase. Le héros des « Robinsons de l’air » est ainsi un jeune lieutenant polytechnicien formé à Meudon qui vient d’être affecté à Verdun. Cela n’empêche pourtant pas Driant d’imaginer des machines futuristes comme ce dirigeable hybride de ballon et d’avion de « Courrier du Tsar » ou le caloriphone, un téléphone fonctionnant sur la base de la transmission de chaleur de la « Guerre de forteresse », qui n’a pas de réalité en 1888 mais qui annonce la fibre optique et le laser.&lt;br /&gt;Mais même le plus « imaginatif » des récits de Danrit, les « Robinsons de l’Air », a trouvé un aboutissement dans les années 1920 avec la première traversée aérienne du pôle nord réalisée par Umberto Nobile et Roald Amundsen, quasiment sur la route prévue dans le livre. Chose amusante, Driant prévoyait une expédition commune franco – Américano - Norvégienne, la France fut juste dans les faits remplacée par l’Italie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le propre de Driant.&lt;br /&gt;            Les préoccupations politiques ne sont pas absentes des livres de Jules Verne. « Les naufragés du Jonathan » aborde le thème du socialisme utopique, « Un drame en Livonie » celle de la Russification et de l’autodétermination mais il demeure un doute profond sur ses intentions parce que les romans de la fin de sa vie ont été profondément remaniés par son fils Pierre. Et si les deux auteurs sont attirés par la Russie, ils sont opposés sur la question de l’Angleterre et de l’Allemagne. Verne déteste l’Allemagne qu’il a combattu en 1870 comme garde côte et l’Autriche-Hongrie qui persécute Mathias Sandorf, son Monte Christo dalmate. Mais il admire le Royaume Uni de Phileas Fogg. Question d’époque sans doute car, au début du XXe siècle, la question de la Revanche s’est provisoirement assoupie alors que l’affaire de Fachoda a sérieusement compliqué les relations franco-britannique. Celles-ci avaient pourtant été excellentes au début de la carrière de Verne, lorsque l’empereur Napoléon III avait signé un accord de libre échange avec Victoria. L’alliance franco-russe a encore accru la tension, du moins au début, car l’Empire du Tsar et celui de Victoria, impératrice des Indes en Asie Centrale et en Perse.&lt;br /&gt;Il serait caricatural d’opposer Jules Verne, vulgarisateur de la science et des voyages, et Driant, simple auteur militaire. Verne a lu et il cite même des auteurs militaires comme Ardant du Picq et il s’est lui-même beaucoup intéressé aux conflits : dans « Nord et Sud » par exemple, où il décrit la guerre de sécession américaine, ou dans « Les 500 millions de la Bégum » où il décrit le militarisme prussien. Plusieurs livres laissent même apparaître en filigrane les révoltes coloniales. Nemo lui-même, victime des Britanniques qui ont massacré sa famille aux Indes, est un héros semi-positif de révolutionnaire romantique. Mais derrière l’humour des premières pages de « De la Terre à la Lune », se cache une violente charge contre la guerre et, au sens propre comme au sens figuré, des marchands de canons. Et puis, dans la dernière partie de sa vie, l’œuvre de Jules Verne se fait plus sombre. Il s’écarte de ce scientisme du Second Empire, sa grande époque et celle de Pasteur, où on croyait au progrès irrémédiable des sociétés et à la science réglant tous les problèmes.&lt;br /&gt;Au début du XXe siècle, l’illusion s’est en partie évaporée et l’irrationnel revient sur le devant de la scène. Freud, Nietzche et Alan Kardec sont passés par là et Claudel a redécouvert la foi derrière son pilier de Notre-Dame. « Le secret de Wilhelm Storitz » de Jules Verne qui est basé sur la possibilité de créer des hologrammes, emprunte ainsi autant aux frères lumières qu’au spiritisme et à une ambiance qui n’est pas sans rappeler Mary Shelley et Frankenstein.&lt;br /&gt;Driant, lui, décrit la chose militaire de l’intérieur et il s’intéresse à la psychologie, la grande découverte du moment, tant ce qui fait agir les individus, que ce qui mobilise les masses. Gustave le Bon et sa « Psychologie des foules »&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn15" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn15" name="_ftnref15"&gt;[15]&lt;/a&gt; ne sont pas loin et on comprend l’intérêt du député de Nancy pour les phénomènes révolutionnaires&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;UN ROMANCIER OU UN STRATEGE ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Emile Driant, alias capitaine Danrit, est-il donc un véritable écrivain ou un politologue, un stratège voire un géo-stratège qui aurait été empêché de s’exprimer et qui aurait trouvé un exutoire dans la fiction ? Certes, à part « Vers un nouveau Sedan », il n’a pas produit d’essais, ni de traités. Mais il prononce de nombreux discours, un peu partout en France, et la presse s’en fait souvent l’écho. Il écrit aussi dans des Revues Militaires et a été instructeur à Saint-Cyr. A l’inverse, reçu haut la main à l’entrée de l’Ecole de Guerre, il n’a pas fini pour une raison non élucidée et n’a donc pas été breveté…&lt;br /&gt;A la même époque, des auteurs civils mais surtout militaires, venus de la géographie ou des sciences politiques, sont en train de fonder en Allemagne la « géopolitique ». Mais à Saint-Cyr où la géographie est pourtant une matière essentielle, on se contente surtout de la géographie physique et dans un but de tactique et non pas de stratégie. Driant y excellait et, lors de sa première affectation à Saint-Mihiel, il a effectué beaucoup de relevés topographiques. Il connaît donc parfaitement le terrain de « La Guerre de Forteresse ».&lt;br /&gt;Toutes les grandes questions du moment sont cependant évoquées à un moment ou à un autre de la série. En empruntant à tous les romans, on peut classer les centres d’intérêts du capitaine Danrit en trois domaines : la géopolitique en tant que telle, le progrès de l’armement et son impact sur la  théorie militaire et enfin la question des plans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La géopolitique.&lt;br /&gt;           &lt;br /&gt;Le commandant Driant parle avec enthousiasme de l’alliance franco-russe dans « Courriers du Tsar » mais « l’Alerte » montre qu’il n’est pas dupe du rouleau compresseur. Déjà dans la « Guerre de Demain », l’alliance de revers avait uniquement pour but d’empêcher une attaque brusquée de l’Allemagne contre la France et de faciliter la mobilisation de ce côté-ci des Vosges. Le roman s’organise néanmoins autour du thème récurrent de la politique extérieur de l’empire des tsars et plus tard de l’Union Soviétique : l’accès aux mers chaudes. Certes, la Chine est oublié dans le livre mais Driant comprend très bien le rôle que va jouer plus tard le plateau tibétain et il a saisit la fonction charismatique du Dalaï Lama. L’auteur narre par exemple une tentative britannique de contrôler la désignation du souverain de cette grand théocratie himalayenne par la mainmise sur le Pantchen Lama, le deuxième personnage du Tibet&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn16" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn16" name="_ftnref16"&gt;[16]&lt;/a&gt;. C’est exactement ce que les Chinois ont tenté de faire, d’abord à l’époque de Mao puis plus récemment lors de l’affaire dite des « enfants prisonniers politiques ».&lt;br /&gt;Le livre le plus prophétique de Driant est sans doute « L’Aviateur du Pacifique » (1909) qui commence par une attaque sans déclaration de guerre préalable des Japonais sur Pearl Harbor et qui finit par une bataille navale autour de l’îlot de Midway prélude à un débarquement américain au Japon. L’auteur a bien sûr connaissance de la démonstration militaire que la flotte américaine a conduite dans le Pacifique au début du siècle à la demande de Teddy Roosevelt et des efforts de fortification entreprit à Midway afin d’en faire en centre de stockage de charbon permettant de doubler l’autonomie de ladite flotte. Il insiste en effet fortement sur la fonction maîtresse de la logistique dans les conflits futurs ! Le récit est cependant très proche des évènements de décembre 1941, jusqu’au discours du président des Etats-Unis devant le Congrès : « Et le Président des Etats-Unis, dans un message flétrissant la perfidie et la traitrise japonaise, annonça au peuple américain que l’état de guerre existait entre l’Amérique et le Japon » (Flammarion, 1909, p .388).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’Aviateur du Pacifique » (1909)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Cet amoureux du Maghreb ne pouvait pas rester insensible à L’Afrique. Deux romans, « Au dessus du continent noir » en 1912 et surtout « L’invasion noire » en 1894 prennent en 2011 l’allure d’une actualité brulante car, sur un fond de fanatisme religieux, ils racontent la prise en main des peuples sahéliens par le Proche-Orient arabe en vue d’une offensive vers l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Armement et théories militaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Driant s’est régulièrement tenu au courant de l’évolution des armes mais surtout il en a tiré les conséquences dans le domaine de la théorie militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’évolution des armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Les premiers livres évoquent largement le sujet qui a occupé le devant de l’actualité dans les années 1880-1890, celui de l’artillerie et surtout des obus à la mélinite qui ont rendu obsolète les fortifications construites après 1871&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn17" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn17" name="_ftnref17"&gt;[17]&lt;/a&gt;. Le feu des batteries de campagne allemandes contre Liouville, narré dans la « Guerre de Forteresse », tient autant compte de ce qui a été vécu durant la guerre de Sécession et la guerre Franco - Prussienne que des expériences conduites depuis par l’armée française. Mais Driant a aussi imaginé l’emploi massif des gaz de combat afin de stopper l’Invasion Noire sous les murs de Paris même si leurs effets s’apparentent davantage à ceux d’une arme atomique.  Deux ans avant le début des combats à Vauquois, il décrit également la guerre des mines dans « Les Robinsons Souterrains », en s’inspirant du précédent fameux de Sébastopol, durant la guerre de Crimée, un évènement qu’il avait déjà évoqué dans son premier roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Les Robinsons souterrains » (1913) – Le site de Vauquois (2010)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’évolution du matériel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conceptions de Driant sont relativement classiques en matière de forteresse même s’il décrit largement les travaux rendus nécessaires par l’évolution des explosifs et des obus torpilles. Les fortifications sont utiles afin de se parer à une attaque brusquée de l’ennemi, le temps nécessaire à la mobilisation, mais il faut que les troupes de couverture viennent boucher les espaces libres entre les forts et qu’elles puissent y manœuvrer. Ces conditions avaient mal été remplies au début de la « Guerre de Forteresse » causant l’isolement du fort.&lt;br /&gt;Driant n’a pas l’a priori de Foch pour qui l’aviation n’avait avant guerre aucun avenir militaire. Il est au contraire fasciné par les ballons, les avions et les sous-marins et sans nul doute aurait-il rêvé d’être le lieutenant des « Robinsons de l’Air ». Les « Robinsons sous-marin » commencent quant à eux par le non respect du règlement militaire lorsque le capitaine du bâtiment autorise son meilleur ami, officier terrien, à monter à bord pour ce qu’ils croient devoir être un court exercice en mer. Driant aurait pu être ce militaire là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plaque en l’honneur du capitaine Ferrier à la Tour Eiffel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus intéressant est l’intérêt de l’auteur pour la communication entre les armes et les armées, un sujet encore d’actualité une génération plus tard au moment de la rédaction de « Vers l’Armée de Métier » par De Gaulle. C’est une question importante à une époque où la marine et l’armée de terre vivent dans deux mondes séparée. N’oublions pas qu’en 1940, l’Etat Major n’avait jugé nécessaire d’équiper les chars français de radio… Dans « La Guerre Fatale », la victoire finale contre la perfide Albion n’est rendue possible que par une fine coordination de la Marine et de l’Armée de Terre. Mais Danrit évoque aussi la nécessité d’une communication en temps réel entre l’artillerie, l’infanterie et ce qui n’est pas encore l’aviation. Or, il connaît bien les travaux du capitaine Ferrier, promoteur de l’usage de la TSF militaire, auquel il rend hommage dans « L’Aviateur du Pacifique ». Des  expériences ont été menées dès 1898 sur la tour Eiffel et un poste permanent y a même été installé par l’Armée. Or, c’est parce que Joffre a été informé par radio des renseignements obtenu par un avion d’observation que la victoire de la Marne a pu être possible en 1914.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’évolution de la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien avant les généraux promus à l’occasion de l’affaire des fiches et que Joffre devra limoger en masse, Driant s’est rendu compte que l’augmentation massive de la puissance de feu tue… Les pertes effroyables dues en 1914 aux mitrailleuses ennemies dans des rangs français en pantalons rouges chargeant au pas et au sifflet n’ont pas surpris l’auteur de « La Guerre de Demain » qui était quant-à lui très soigneux de ses hommes !&lt;br /&gt;Dans la ligne droite du développement de la TSF militaire et des autres inventions plus ou moins imaginaires en matière de télécommunication, caloriphone ou dirigeable changeant de couleur, Danrit envisage tout naturellement la guerre électronique. Pour couvrir leur invasion des îles Hawaï, les Japonais du roman de Driant avaient prévu un réseau de chalutiers munies d’antennes chargés d’écouter puis de brouiller les communications de la flotte américaine, ce que les marins soviétiques sauront très bien faire durant la Guerre Froide.&lt;br /&gt;Dans « Au dessus du Continent Noir », le commandant écrivain pose le problème du contrôle des armements dans une économie libérale en s’appuyant sur un fait divers réel, la revente par la France d’un stock de fusils obsolètes qui se retrouve quelques temps plus tard dans les mains de tribus africaines révoltées contre elle. A travers « L’Invasion Jaune », il conceptualise aussi l’idée de guerre économique voire d’intelligence économique, des notions qui sont apparues tardivement dans la pensée stratégique française&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn18" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn18" name="_ftnref18"&gt;[18]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plans chez Driant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conflits racontés par Danrit commencent toujours sans déclaration de guerre par une attaque brusquée, ce qui avait été effectivement le cas en 1905, longtemps avant Pearl Harbor, lors de l’attaque japonaise contre la Russie en Extrême-Orient. La perfidie allemande, japonaise ou britannique est même le thème récurrent des grandes trilogies. Les Prussiens envahissent en une nuit la Lorraine pour venir butter contre les côtes de Meuse, les Japonais attaquent Pearl Harbor au petit matin et les Anglais coulent sans crier gare nos bâtiment en rade de Bizerte, un évènement qui annonce fidèlement Mers-el-Kébir. En revanche, la contre-attaque bleu blanc rouge est méthodique. Les Britanniques ont oublié les sous-marins français comme les Japonais les porte-avions américains en 1941 et ceux-ci détruisent les cuirassés de sa majesté dans la Manche avant que, grâce à une excellente coordination, l’armée de terre ne débarque sur les plages anglaises sous la forme d’une opération Overlord à l’envers.&lt;br /&gt;Le thème de la mobilisation est de la disposition des troupes de couverture est central dans les grands romans. Le plan de mobilisation français, qui avait été désastreux en 1870, mais aussi les avancées imposées par Boulanger dans ce domaine se trouvent donc en arrière plan de « La Guerre de Demain ». « La Mobilisation Sino-Japonaise », le premier volume de « l’Invasion Jaune » est tout entier consacré aussi à ce thème.&lt;br /&gt;Les grandes trilogies mais aussi la série vue dans son ensemble prouvent que Driant a tout de suite envisagé la possibilité d’une guerre mondiale ou la Russie, les Etats-Unis, le Japon, la Chine seraient présents, ce qui ne va pas de soi en ce début de XXe siècle alors que l’Europe, sûre d’elle-même et méprisante, se voit encore pour longtemps au centre du monde. De même, l’accent mis sur l’espace arabo-musulman et sur le Proche-Orient n’aurait sans doute pas, quelques années plus tard, été désavoué par le colonel Lawrence.&lt;br /&gt;« L’Invasion Jaune » est une guerre totale qui ne porte pas son nom, puisque ce terme n’existe pas encore. Le conflit est d’ampleur mondiale, l’Asie déferle comme au Moyen Age sur l’Europe, et les armées déploient des millions d’hommes. Mais la guerre est d’abord économique et financière, elle s’appuie sur l’industrie et sur l’exploitation de peuples entiers, volontaires ou réduits en esclavage. Les opinions sont mobilisées par une propagande habile et le contrôle de l’information est strict. Le commandant en chef japonais n’hésite pas enfin à ordonner des massacres de masse qui annoncent ceux de Nankin. Le système de terreur qu’il institue, l’élimination planifiée des peuples qui se dressent en travers de ses projets, la destruction des religions au profit d’une sorte de culte du chef et jusqu’aux grands rassemblements annoncent même les régimes totalitaires que Driant ne connaîtra pas mais que des auteurs qu’il a sans doute lu, comme Georges Sorel&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn19" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn19" name="_ftnref19"&gt;[19]&lt;/a&gt;, appelaient de leurs vœux.&lt;br /&gt;            Dés 1888, au début de la « La Guerre de Demain », le capitaine Danrit raconte l’invasion allemande par la Lorraine où elle bute sur les fortifications et par la Belgique dont la neutralité est violée. Cette attaque vise à gagner le plus vite possible contre la France, en jouant sur la lenteur de la mobilisation russe contre laquelle l’armée du Kaiser compte se retourner une fois la victoire acquise sur le front occidental. Il ne fallait donc pas être grand clair pour inventer le plan Schlieffen. Il n’est pas exclu que Driant, au courant des activités de la section de statistique de l’Etat Major (ancêtre du 2e bureau), ait connu, peut-être dès son passage au cabinet de Boulanger, la teneur des différents plans alors à l’étude à Berlin. Les combats sous les côtes de Meuse et autour de Liouville, sont également très proches de ceux qui vont avoir lieu plus tard au Saillant de Saint-Mihiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si 1914 finit par donner raison à Driant, celui-ci n’avait aucun don de divination. Il savait juste lire une carte de géographie, tant au plan tactique qu’au plan stratégique, et dans le domaine international, son intérêt pour la géopolitique et sa culture lui a permis de deviner le dessous des cartes, les endroits chauds du siècle à venir. Et en bon militaire, il en a déduit la manière dont les guerres futures seraient conduites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Gaulle Jeune (Bronze)&lt;br /&gt;Centre Charles de Gaulle de Nancy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            De Gaulle a lu Driant et il s’est souvenu de lui. Adolescent, dans une rédaction, il se voit arrêtant l’invasion japonaise à la tête des armées française. Alors que Driant décrit une défaite, la France est envahie puis occupée dans « L’Invasion jaune », le futur chef de la France Libre n’accepte pas cet état de fait. Le sursaut n’a pas lieu dans le roman mais un petit groupe de patriote s’est replié en Tunisie et là, dans l’Empire Colonial, il continue la lutte… sans l’Angleterre. C’est le 18 juin de Driant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’Invasion Jaune » (1909) - Epilogue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Driant a-t-il eu la préscience de sa mort. Au-delà de l’anecdote du dernier courrier à sa femme, la puissance de feu ennemie de la « Guerre de Forteresse » annonce la préparation d’artillerie au bois des Caures et le camp retranché « d’Au dessus du continent noir », où une compagnie entière isolée du reste de la colonne se sacrifie capitaine en tête, évoque évidemment le dernier combat de l’écrivain combattant&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn20" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn20" name="_ftnref20"&gt;[20]&lt;/a&gt;. C’était le premier et l’avant dernier roman. On dit souvent que tel ou tel auteur a du choisir entre la vie et l’écriture et bien Driant aura écrit sa vie et il aura vécu ses livres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tombe de Driant au bois des Caures (2010)&lt;br /&gt;&lt;a name="bibliographie"&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Principales œuvres du capitaine Danrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La guerre de demain (Flammarion, 1888-1893, 6 volumes, 3 parties: "La guerre de forteresse", "La guerre en rase campagne", "La guerre en ballon")&lt;br /&gt;- La guerre au XXe siècle; L'invasion noire (Flammarion, 1894, 3 parties: "Mobilisation africaine", "Le grand pèlerinage à la Mecque", "Fin de l'Islam devant Paris")&lt;br /&gt;- Jean Tapin (Série "Histoire d'une famille de soldats", I, Delagrave, 1898)&lt;br /&gt;- Filleuls de Napoléon (Série "Histoire d'une famille de soldats", II, Delagrave, 1900)&lt;br /&gt;- Petit Marsouin (Série "Histoire d'une famille de soldats", III, Delagrave, 1901)&lt;br /&gt;- Le drapeau des chasseurs à pied (Matot, 1902)&lt;br /&gt;- La guerre fatale (Flammarion, 1902-1903, 3 volumes, 3 parties: "A Bizerte", "En sous-marin", "En Angleterre")&lt;br /&gt;- Evasion d'empereur (Delagrave, 1904)&lt;br /&gt;- Ordre du Tzar (Lafayette, 1905)&lt;br /&gt;- Vers un nouveau Sedan (Juven, 1906)&lt;br /&gt;- Guerre maritime et sous-marine (Flammarion, 1908, 14 volumes)&lt;br /&gt;- Robinsons de l'air (Flammarion, 1908)&lt;br /&gt;- Robinsons sous-marins (Flammarion, 1908)&lt;br /&gt;- L'aviateur du Pacifique (Flammarion, 1909)&lt;br /&gt;- La grève de demain (Tallandier, 1909)&lt;br /&gt;- L'invasion jaune (Flammarion, 1909, 3 volumes: "La mobilisation sino-japonaise", "Haines de Jaunes", "A travers l'Europe")&lt;br /&gt;- La révolution de demain (avec &lt;a href="http://www.roman-daventures.com/auteurs/france/galopin/galopin.htm"&gt;Arnould Galopin&lt;/a&gt;, Tallandier, 1909)&lt;br /&gt;- L'alerte (Flammarion, 1910)&lt;br /&gt;- Un dirigeable au Pôle Nord (Flammarion, 1910)&lt;br /&gt;- Au dessus du continent noir (Flammarion, 1912)&lt;br /&gt;- Robinsons souterrains (Flammarion, 1913, réédité sous le titre La guerre souterraine)&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Frédéric Schwindt – Professeur agrégé et docteur en Histoire (Centre Charles de Gaulle de Nancy). Lieutenant (RO) de la Gendarmerie Mobile. Auditeur de l’IHEDN (170e Session / Nancy-Metz 2007). Vice - Président de l’AR13 – Lorraine : FSchiwndt@ac-nancy-metz.fr&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Voir l’excellent article : Alain J. Roux, « ‘Guerre future’ et ‘Littérature Populaire’. Autour de Driant et Robida », Institut de Stratégie Comparée – Commission Française d’Histoire Militaire – Institut d’Histoire des Conflits Contemporains : http://www.stratisc.org/RIHM_82_Roux.html&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt; Daniel David, Le colonel Driant. De l’armée à la littérature, le Jules Verne militaire, Editions Gérard Klopp, 2007.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn4" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref4" name="_ftn4"&gt;[4]&lt;/a&gt; Daniel David, « Le lieutenant-colonel Driant et les Bastions de l’Est » in Alain Larcan &amp;amp; Frédéric Schwindt, Les Bastions de l’Est de Boulanger à De Gaulle, Préface de Philippe Séguin, Editions Gérard Louis, 2010, p.59-70.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn5" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref5" name="_ftn5"&gt;[5]&lt;/a&gt; Gérald Sawicki, Les services de renseignement à la frontière Franco - Allemande – 1870-1914, Thèse de l’Université de Nancy II sous la direction du professeur François Roth, 2006.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn6" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref6" name="_ftn6"&gt;[6]&lt;/a&gt; Frédéric Schwindt, « Un stratège français méconnu inspirateur de la doctrine anti-insurrectionnelle de l’armée américaine : L-Cl. David Galula (1919-1968) », accessible sur : www.ihedn-lorraine-art13.org&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn7" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref7" name="_ftn7"&gt;[7]&lt;/a&gt; Pierre Schoendorffer place ces mots dans la bouche de son héros de « L’Honneur d’un Capitaine ».&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn8" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref8" name="_ftn8"&gt;[8]&lt;/a&gt; Si les simples romans comportent de 3 à 400 pages, les trilogies montent fréquemment  à plus de 2000.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn9" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref9" name="_ftn9"&gt;[9]&lt;/a&gt; Jan K. Tannebaum, Général Maurice Sarrail, 1856-1929. The French Army and Left-Wing Politics, The University of North-Carolina Press, 1974.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn10" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref10" name="_ftn10"&gt;[10]&lt;/a&gt; De Gaulle n’aura voté pour la première fois qu’à  la Libération…&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn11" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref11" name="_ftn11"&gt;[11]&lt;/a&gt; A la fin du XIXe siècle, durant sa dernière affectation tunisienne, Driant et sa femme fréquentent beaucoup Mgr de Lavigerie qui encourage alors le ralliement des catholiques français à la République.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn12" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref12" name="_ftn12"&gt;[12]&lt;/a&gt; Relativement car ce groupe fut aussi rejoints par des parlementaires issus des ligues antisémites.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn13" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref13" name="_ftn13"&gt;[13]&lt;/a&gt; Alain Larcan, De Gaulle : Inventaire, Editions Christian de Bartillat, 2002.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn14" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref14" name="_ftn14"&gt;[14]&lt;/a&gt; Retour de l’Histoire, depuis la fin des années 1990, les penseurs anglo-saxons ont eu tendance à retrouver le concept de « petite guerre » ou G4G : William S. Lind (US Marine Corps) &amp;amp; alii, The Changing Face of War: Into the Fourth Generation, Marine Corps Gazette, October 1989, p.22-26. Arnaud de La Grange &amp;amp; Jean-Marc Balencie, Les guerres bâtardes, Perrin, 2009.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn15" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref15" name="_ftn15"&gt;[15]&lt;/a&gt; Gustave Le Bon, Psychologie des foules, Alcan 1895.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn16" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref16" name="_ftn16"&gt;[16]&lt;/a&gt; A la mort du Dalaï Lama, le Pantchen Lama joue un rôle essentiel dans la désignation de l’enfant dans lequel le chef spirituel du Tibet est sensé s’être réincarné.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn17" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref17" name="_ftn17"&gt;[17]&lt;/a&gt; En 1894, l’affaire Dreyfus, avant de devenir l’Affaire, commence en effet par un problème d’espionnage du nouveau canon français.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn18" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref18" name="_ftn18"&gt;[18]&lt;/a&gt; Voir L’ordonnance sur la Défense Nationale de 1959.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn19" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref19" name="_ftn19"&gt;[19]&lt;/a&gt; Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908 : il a été beaucoup lu par Lénine et Mussolini et le grand historien israélien Zeev Sternhell voit en lui un des inspirateurs intellectuels du fascisme.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn20" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref20" name="_ftn20"&gt;[20]&lt;/a&gt; Plusieurs associations meusiennes entretiennent la mémoire des écrivains combattants tel Maurice Genevoix. On oublie pourtant Driant auteur parce que son œuvre est antérieure au conflit et qu’il n’a pas écrit sur les combats, pas de romans en tout cas. Alain Fournier qui est lui aussi tombé en Meuse est en revanche fréquemment évoqué. Le colonel reste  cantonné au bois des Caures et aux chasseurs alors qu’il avait beaucoup écrit sur cette guerre… avant la guerre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-1720183455391719302?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/1720183455391719302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/1720183455391719302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2011/01/driant-et-de-gaulle.html' title='Driant et De Gaulle'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-371484819251777212</id><published>2010-11-29T04:26:00.000-08:00</published><updated>2010-11-29T04:30:29.557-08:00</updated><title type='text'>Une convention entre la Fondation Charles de Gaulle et le Conseil Général de la Meuse</title><content type='html'>Le Conseil Général de la Meuse représenté par son président Christian Namy et la Fondation Charles de Gaulle, par l'intermédiaire du professeur Alain Larcan, président du conseil scientifique, vont signer une convention pour l'amènagement du fort de Douaumont. La mission histoire du Conseil Général, animé par Serge Barcellini, contrôleur général des armées, souhaite en effet développer un parcours relatant l'action du capitaine De Gaulle lors des combats de 1916 autour du fort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-371484819251777212?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/371484819251777212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/371484819251777212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2010/11/une-convention-entre-la-fondation.html' title='Une convention entre la Fondation Charles de Gaulle et le Conseil Général de la Meuse'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-1715349109491993746</id><published>2010-10-29T02:27:00.000-07:00</published><updated>2010-10-29T02:30:56.993-07:00</updated><title type='text'>Cérémonie du 9 novembre à Nancy - Demain de Gaulle et le Chêne</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;                                                                                                                                                      NANCY, le 25 Octobre 2010&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                   Chers amis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque l’on demandait au Général de Gaulle comment il envisageait ce qui se passerait après lui, il se contentait de répondre, en haussant les épaules : « la France, elle, nous enterrera tous ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quarante ans après son décès, l’association Demain de Gaulle et le Chêne s’unissent pour rendre hommage à cet homme d’exception, le 09 novembre prochain à Nancy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes cordialement invités à participer aux différents moments organisés pour la circonstance :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- A 18h15, une messe commémorative sera célébrée, par le Père Daniel BOICHOT, en la Cathédrale de Nancy avec la participation du Chœur d’Hommes de Nancy placé sous la direction de Monsieur Claude Clément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vers 19h40, nous nous rassemblerons pour un hommage républicain et notre traditionnel dépôt de gerbe, Place Carrière – Hémicycle Charles de Gaulle, devant le Palais du Gouvernement dont la façade sera le support d’une projection préparée pour l’occasion. Le Chant des Partisans et la Marseillaise seront entonnés par le Chœur d’Hommes, tandis qu’un poème sera récité par une élève du Collège du Sacré Cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- A partir de 20h15, pour ceux qui le souhaitent, un dîner sera servi par nos amis Mireille et Reynald RAUCH dans les grands salons de l’Hôtel de Ville de Nancy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                Pour la bonne organisation de cette soirée, nous vous demandons de répondre pour le vendredi 05 Novembre au plus tard, avec votre règlement. Parlez-en à vos ami(e)s, ils seront les bienvenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin de faciliter le stationnement de tous, le terre-plein central de la place Carrière sera exceptionnellement ouvert entre 17h45 et minuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                Dans cette attente et comptant sur votre présence, nous vous prions de croire, chers amis, en l’expression de nos sentiments les meilleurs et les plus cordiaux.&lt;br /&gt;                                                                          &lt;br /&gt;Jean-Max GETTMANN&lt;br /&gt;Olivier HUSSON&lt;br /&gt;Claude GRANDEMANGE&lt;br /&gt;"-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;COUPON REPONSE à retourner pour le VENDREDI 05 NOVEMBRE 2009 au plus tard à :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude GRANDEMANGE - 13, rue Vauban - 54000 NANCY - Tél. 03.83.40.44.89 - Fax : 03.83.27.79.38&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madame, Monsieur ………………………………………………………………………………………                                               q   participera&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adresse ……………………………………………………………………………………………………                                               q   ne participera pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;au dîner du MARDI 09 NOVEMBRE dans les grands salons de l’Hôtel de Ville de Nancy et sera accompagné(e) de …………..personnes (s)ci-joint un chèque (libellé au nom du Relais Gourmand Traiteur)             x 30,00 € (boisson comprise&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-1715349109491993746?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/1715349109491993746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/1715349109491993746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2010/10/ceremonie-du-9-novembre-nancy-demain-de.html' title='Cérémonie du 9 novembre à Nancy - Demain de Gaulle et le Chêne'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-8583142165072210990</id><published>2010-10-16T08:52:00.000-07:00</published><updated>2010-10-16T08:56:31.811-07:00</updated><title type='text'>Participation au Salon du Livre d'Histoire de Verdun - 6/7 novembre 2010</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le centre Charles de Gaulle de Nancy participera au salon du Livre d'Histoire de Verdun (Centre Mondial de la Paix) le samedi 6 et le dimanche 7 novembre prochains. Frédéric Schwindt y présentera les derniers ouvrages parus dont : "&lt;em&gt;Gaullisme et gaullistes dans la France de l'Est sous la IVe République&lt;/em&gt;" et "&lt;em&gt;Les Bastions de l'Est de Boulanger à De Gaulle&lt;/em&gt;" (voir les messages suivant pour les couvertures et les tables des matières). Espérant vous voir nombreux à Verdun.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-8583142165072210990?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/8583142165072210990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/8583142165072210990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2010/10/participation-au-salon-du-livre.html' title='Participation au Salon du Livre d&apos;Histoire de Verdun - 6/7 novembre 2010'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-5530955720971099070</id><published>2010-10-16T08:49:00.000-07:00</published><updated>2010-10-16T08:52:21.379-07:00</updated><title type='text'>Conférence à bar-le-Duc</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Vendredi 15 octobre 2010 : Conférence à Bar-le-Duc de Frédéric Schwindt, directeur scientifique du Centre Culturel Charles de Gaulle de Lorraine à Nancy sur le thème : "&lt;em&gt;Les Voies De Gaulle en Lorraine&lt;/em&gt;" auprès du Club 41 (20 H 00).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le texte de la conférence se trouve ci-après (hélas sans les tableaux et illustrations).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-5530955720971099070?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/5530955720971099070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/5530955720971099070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2010/10/conference-bar-le-duc.html' title='Conférence à bar-le-Duc'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-3025730633533956081</id><published>2010-10-16T08:44:00.000-07:00</published><updated>2010-10-16T08:49:27.536-07:00</updated><title type='text'>"Géographie, Histoire et Sociologie des voies De Gaulle en Lorraine" par Frédéric Schwindt</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Extrait de &lt;strong&gt;Philippe Oulmont (dir.)&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Les Voies "De Gaulle" en France - Le Général dans l'Espace et la Mémoire des communes&lt;/em&gt;, Préface de Jean-Pierre Rioux, Cahiers de la Fondation Charles de Gaulle N°17, 2009, p191-216.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’Est de la France et tout particulièrement la Lorraine ont occupé une place à part dans le système de mémoire du Gaullisme&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn1" name="_ftnref1"&gt;[1]&lt;/a&gt;, ceci pour des raisons historiques évidentes : les conflits successifs qui depuis 1792 ont marqué cette région mais aussi la vie de Charles de Gaulle&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn2" name="_ftnref2"&gt;[2]&lt;/a&gt;. Ces départements de l’Est ont aussi joué un grand rôle à l’époque du R.P.F. et encore sous la Ve République. Peu de régions ont enfin été autant visitées par le Général entre 1945 et 1970&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn3" name="_ftnref3"&gt;[3]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de l’anecdote, l’étude des noms de lieux, sous un angle géographique, historique mais aussi sociologique, permet de replacer ces « signes de mémoire » au sein de problématiques plus larges car ils constituent une sorte de cristallisation de l’histoire et de la vie politique&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn4" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn4" name="_ftnref4"&gt;[4]&lt;/a&gt;. La présente étude s’intéresse donc aux places et rues dédiées en Lorraine à l’homme du 18 juin, à partir d’une base de données nationale, confectionnée par la Fondation Charles de Gaulle sous la direction de M. Philippe Oulmont. Les communes françaises ont été amenées à répondre à un questionnaire avec, bien sûr, les avantages et les risques d’une telle approche. Certaines n’ont peut-être pas déniées répondre ou bien elles ont perdu « la mémoire ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un total de 208 communes de Lorraine possède au moins une voie dédiée au fondateur de la France Libre : respectivement 53 en Meurthe &amp;amp; Moselle, 26 en Meuse, 91 en Moselle et 38 dans les Vosges. Une vérification sur le département de la Meuse a permis de valider la source. Aucun manque, ni erreur majeure n’a été remarqué. Une seule référence a été ajoutée pour la ville de Saint-Mihiel (Meuse) qui détient bien une rue Charles de Gaulle, un peu à l’écart. Mais l’actuelle place centrale Jacques Bailleux a été rebaptisée, il y a une vingtaine d’années, en l’honneur d’un maire gaulliste brutalement décédé alors qu’elle se dénommait jusque là place Général de Gaulle. L’étude ne peut donc se concevoir que dans la perspective d’une évolution et non d’une manière figée, le changement portant sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I – Géographie des voies de Gaulle en Lorraine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Il est primordial de ne pas se limiter à un seul département mais de pourvoir en comparer plusieurs afin de révéler, le cas échant, une géographie différentielle. Or, le rapprochement du nombre de rues au nombre de communes ou au total des habitants révèle une hiérarchie complètement différente des quatre départements lorrains&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn5" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn5" name="_ftnref5"&gt;[5]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prédominance de la Moselle en valeur absolue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En valeur absolue, la Moselle accumule presque autant de lieux que les trois autres départements réunis, alors même que sa superficie est voisine de celle de la Meuse, bonne dernière du classement. C’est que le nombre de communes n’est pas identique : autour de 500 ou 600 dans le 54, le 55 et le 88 et plus de 700 dans le 57. Or, même lorsqu’il se produit à l’instigation d’une association ou d’un groupe d’anciens combattants, le fait de rebaptiser une rue doit être sanctionné par le conseil municipal. C’est donc aussi un choix administratif et politique. La Moselle détient donc le record du nombre de communes qui se sont décidées, plus de 12 %, contre 7,5 % et 9 % pour les Vosges et la Meurthe &amp;amp; Moselle et seulement 5,2 en Meuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prédominance de la Moselle se retrouve d’ailleurs dans la dénomination des bâtiments officiels. En effet, c’est le seul département à avoir donné le nom de l’homme du 18 juin à des bâtiments : les collèges de Fameck et de Sierck-les-Bains, l’école primaire de Serémange-Erzange et le parking de la gare de Metz. A Rémilly, qui détient déjà une rue depuis 1969, une salle polyvalente « espace sport - loisirs Charles de Gaulle » a même été inaugurée en 1990.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interpréter ces chiffres est pour l’instant assez difficile. Certes, la forte implantation du gaullisme politique en Moselle, une des toutes premières fédérations en terme de militants et d’élus, ceci depuis l’époque du R.P.F. jusqu’au R.P.R., justifie cette supériorité alors qu’en Meuse, malgré la forte charge symbolique de ce territoire, les mouvements se revendiquant du Général ont toujours eu plus de mal à s’implanter&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn6" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn6" name="_ftnref6"&gt;[6]&lt;/a&gt;. En revanche, on ne comprend pas la contre performance des Vosges où les gaullistes réalisèrent souvent un grand schelem lors des élections législatives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre manière de voir les choses, le rapport au nombre d’habitants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre hiérarchie apparaît au moyen du calcul d’un ratio qui divise le nombre d’habitants par le nombre de voies. La Meuse caracole désormais en tête avec un lieu dédié au général de Gaulle pour presque 7500 habitants alors que les Vosges et la Meurthe &amp;amp; Moselle donnent un chiffre autour de 10000 / 11000 et la Moselle près du double du nombre meusien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La logique politique tendrait donc à avantager la Moselle et celle des populations la Meuse. Mais une étude de la taille des communes doit permettre de rapprocher ces deux constatations. Les communes mosellanes et meurthe &amp;amp; mosellanes sont en moyenne plus peuplées que celles des Vosges et de la Meuse. Or, il est difficile pour un petit village qui ne comporte que quelques rues d’en débaptiser une. L’enjeu devient tout autre et la démarche beaucoup plus ardue. C’est pourquoi le choix est d’abord fait dans les grosses municipalités de la Lorraine du nord et du centre, celle du sillon mosellan&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn7" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn7" name="_ftnref7"&gt;[7]&lt;/a&gt;. C’est l’espace qui connaît aussi après guerre la plus grosse croissance économique et démographique, celle où on construit le plus de lotissements et de voiries nouvelles. En revanche, lorsque de très petites localités voudront passer le pas, il faudra un fort consensus local parce qu’on devra presque systématiquement remplacer un ancien lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II – De Gaulle contre Raymond Poincaré : une étude des rues meusiennes dédiés à des personnalités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Il peut également être intéressant de comparer de Gaulle aux autres personnages auxquels une rue a été dédiée. En Meuse, seulement 137 communes sur 498 ont donné à un endroit le nom d’une sommité, soit un peu plus de 35 %, et ceci pour un total cumulé de 244 dénomination&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement une quinzaine de cas dépasse le nombre de 3 rues (et 19 arrivent seulement à 2). Or, le général de Gaulle arrive en deuxième position derrière le président meusien Raymond Poincaré, 26 rues contre 29. Suivent Jeanne d’Arc et un autre grand meusien, André Maginot, avec respectivement 16 et 13 appellations. Des hommes liés à la guerre ou au métier des armes sont aussi représentés : les maréchaux, généraux ou colonels Leclerc, Driant, Pershing, Lyautey, Oudinot, Lannes, Sarrail, Estienne, les écrivains Alain-Fournier, Péguy et Maurice Genevoix, très proches des champs de bataille, mais aussi, pour la résistance, Jean Moulin, Saint-Exupéry et le général Verneau, dirigeant de l’O.R.A. natif de Commercy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajoutons que ces patronymes célèbres voisinent avec des rues offertes aux poilus et aux combattants des divers conflits (de 1870 à l’Indochine) ou de telle ou telle unité qui s’est illustrée à proximité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le XIXe siècle, l’impact du général de Gaulle a donc été préparé par des prédécesseurs liés à la défense de la Patrie, à l’Histoire de la République (Victor Hugo : 6) ou qui furent certains de ses grands héros civils (Pasteur : 7).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux localités, enfin, ont conservé jusqu’à nos jours une rue dédiée au maréchal Pétain&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn8" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn8" name="_ftnref8"&gt;[8]&lt;/a&gt;. Néanmoins, ne sortent vraiment du lot que Poincaré, de Gaulle, Jeanne d’Arc et le sergent Maginot dont les symboliques personnelles sont proches. Elles confirment un rapport meusien à de Gaulle qui est peut-être moins politique que lié au sol et à la mémoire de la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III – Chronologie des voies « de Gaulle en Lorraine (1944-1998).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            De toutes les localités lorraines, Verdun a pris la première l’initiative, le 15 septembre 1944, peu après sa Libération, de baptiser une rue du nom de celui qui n’était encore que le chef du gouvernement provisoire. A notre connaissance, la toute dernière commune fut Tellancourt (54) en 1998. Certes, nous ne détenons pas la date de création pour toutes les collectivités mais il est possible, avec 131 données, de se faire une idée de leur répartition chronologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hautes eaux et traversées du désert : une histoire non linéaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on s’y attendait, cette histoire n’est pas linéaire, elle épouse les contours de la geste gaulliste. Quatre voire cinq époques sont repérées, assez bien marquées mais d’inégales importances :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1944-1948) La Libération et les combats politiques du début de la IVe République (25 occurrences).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1958-1965) Le retour au pouvoir du Général et les débuts de la Ve République (9 occurrences).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1969-1976) Son départ de la tête de l’Etat puis sa mort (62 occurrences).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les combats politiques de ses successeurs à la fin des années 1970 et au début des années 1980 (20 occurrences).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin les années 1990  qui marquent une entrée moins politisée, plus consensuelle dans la mémoire collective (15 occurrences).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les 55 ans de l’échantillon (1944-1998), seules 33 années (60 %) ont vu la création d’une voie de Gaulle en Lorraine avec de grandes périodes de vide, notamment entre 1949 et 1957. Il existe donc, là aussi, une traversée du désert. L’engagement politique du Général au sein du R.P.F. puis son retrait paraissent avoir détourné les communes lorraines de toute initiative. De même, malgré un cas en 1958 puis aucune mention en 1959, les autorités municipales semblent demeurer dans l’attente et dans l’expectative après le retour au pouvoir. La présidence de Gaulle est vraiment une époque de basses eaux comme si la perception populaire de l’exaltation de la grandeur de la France et de l’affirmation de l’exécutif se doublait d’une certaine modestie relative à la personne du Général. Aucun « culte de la personnalité » en tout cas ne peut être mis en valeur dans le domaine des rues…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur l’ensemble de l’échantillon, le calcul de la moyenne des années de fondation nous amène à 1970. Le record de cette année là, avec 33 nominations, forme un pic sur le graphique. C’est une année tournant qui concentre à elle seule un quart des créations (24,4 %) et qui constitue le pivot de la mémoire liée au général de Gaulle. Elle est d’ailleurs réactivée, mais d’une manière moins importante, à l’occasion du premier anniversaire (1971 - 16 mentions), puis du vingtième (1990 - 7 mentions) qui se trouvait être aussi le cinquantième de l’Appel de Londres. Même si des sursauts liés à des évènements politiques sont visibles, comme les municipales de 1983, le phénomène devient plus émotionnel que réellement politique avant le développement d’un certain consensus dans les années 1990. Remarquons enfin que les baptêmes commencent apparemment à se faire rare depuis une dizaine d’années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meuse / Moselle contre Vosges / Meurthe &amp;amp; Moselle : des perceptions différentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, les différences entre les départements montrent qu’on n’a pas ressenti de la même manière ces diverses époques et donc le besoin d’inscrire cette mémoire dans le marbre ou plutôt dans la tôle. Alors que l’année moyenne est 1970 pour l’ensemble du corpus, les échantillons des quatre départements se répartissent de manière assez différente : 1963 pour la Meuse et 1968 pour la Moselle contre 1973 pour les Vosges et 1976 seulement pour la Meurthe &amp;amp; Moselle. Deux rues sur trente en Meurthe &amp;amp; Moselle (7%) et 1 sur 20 dans les Vosges (5%) sont baptisées du vivant du Général contre 9 sur 15 en Meuse (60%) et 22 sur 65 en Moselle (34%).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le 57 et surtout le 55, cette mémoire serait davantage une mémoire du présent, qui enregistre immédiatement les grandes étapes de la geste gaullienne, alors que le 54 et le 88 vivraient plutôt dans la commémoration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les Vosges ont connu d’importants combats durant l’hiver 1944-1945 et dès cette époque&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn9" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn9" name="_ftnref9"&gt;[9]&lt;/a&gt;, puis plus tard à l’époque du R.P.F., des visites du Général ainsi que le célèbre discours d’Epinal, il faut attendre 1964 (Saint-Nabord) pour qu’une rue porte son nom. On célèbre sans doute là la Libération, vingt ans après, mais il s’agit bien de commémoration, décalée d’ailleurs au 11 novembre, et non pas d’une action sous la pression de l’évènement. En Meurthe &amp;amp; Moselle, seule la commune de Malzéville, dans la banlieue de Nancy, a pris cette initiative à la fin de la guerre, le 4 juillet 1945, et il faut ensuite attendre 1960&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn10" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn10" name="_ftnref10"&gt;[10]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Meuse s’illustre par sa précocité à reconnaître le général de Gaulle. Dès 1944, quatre localités meusiennes honorent le chef de la France Libre, deux de plus en 1945 et deux encore en 1946. C’est dès la Libération de la ville que la commission municipale de Verdun, où siègent des communistes, décide et à l’unanimité le 15 septembre 1944 de rebaptiser l’avenue du Maréchal Pétain. Même chose à Belleville-sur-Meuse et à Ligny-en-Barrois le 18 novembre, à Etain le 28 et à Montmédy le 1er février 1945. La municipalité d’Etain n’avait d’ailleurs pas eu le choix puisque les résistants avaient déjà déboulonné les plaques. Le conseil a donc sanctionné « ce qui a été fait » en faisant poser de nouvelles tôles au nom, cette fois, du Général. Le 11 mars 1945 enfin, Longeaux, village proche de Ligny, suit l’exemple du chef-lieu en changeant le nom de la rue principale du village de « Maréchal Pétain » (donné sans doute dans l’entre-deux guerres) en « Général de Gaulle ». L’évènement se vit donc ici au présent. Il illustre à la fois la victoire et le changement politique à la tête du pays et il accompagne géographiquement la Libération progressive du territoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Moselle a obéi à peu près au même modèle mais avec six créations en 1945 et autant en 1946. Deux localités tenues par les communistes, Algrange et Nilvange, se décident même dès 1945. Comme en Meuse, le maréchal Pétain est visé par ces décisions. C’est le cas à Nilvange et à Thionville, où le Grand Amiral Raeder l’avait d’ailleurs déjà remplacé du fait de l’annexion. A Ancy-sur-Moselle, c’est le pauvre maréchal Foch qui subit les temps nouveaux et à Auboué, retournement de l’histoire, la place Albert Lebrun, devenue place du 8 mai 1945, échoit finalement à de Gaulle. On a donc conscience du symbole et on veut marquer dans la pierre soit la rupture introduite par la Libération, entre Pétain et de Gaulle, soit la continuité entre Foch, la Libération et le chef de la France Libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup plus que les trois autres départements, la Moselle demeure présente dans les années 60, alors que le général de Gaulle est de nouveau au pouvoir. Alors qu’elle continue sur sa lancée après son décès et que les Vosges ou la Meurthe &amp;amp; Moselle effectuent un rattrapage, la Meuse ne semble plus intéressée. Terre où le gaullisme politique ne s’est pas implanté aussi bien qu’ailleurs, la Meuse entretint avec le Général un rapport plus personnel, peut-être lié aux souvenirs propres de ce département et aux champs de bataille de 14/18 réactivé par les évènements de la Libération. En tout cas, les dénominations de rue nous renseignent sur le fait que cette mémoire fonctionne différemment d’un endroit à l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Général et ses rues : l’exemple de Forbach en 1945&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn11" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn11" name="_ftnref11"&gt;[11]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 13 avril 1945, lors d’une des premières séances du conseil municipal de la Libération, la commission provisoire de Forbach, sous la présidence de Paul Ney, veut rendre hommage « au général de Gaulle, chef du GPRF, qui n'a jamais failli dans les épreuves les plus dures que le Pays a traversées et qui était l'unique espoir dans cette tempête et il adresse aux Alliés tous ses remerciements pour l'aide efficace apportée pour la libération du joug boche ». Il envoie donc une adresse au gouvernement provisoire afin d’exprimer sa gratitude envers de Gaulle qui « réduit à lui seul, dans des circonstances particulièrement difficiles et dans un moment où beaucoup ont failli, a su par sa grande confiance en la destinée de la patrie, ranimer la flamme du patriotisme et rétablir une France forte, ayant foi dans son avenir ». Plusieurs rues de la ville sont ensuite renommées, la rue Fischart devient rue Général Patch, la rue Marie est changée en rue du 146e RI et le chemin de Spicheren en celle de la VIIe Armée US. Une avenue de la Libération et une avenue Général Leclerc sont également en projet. L’ensemble des partenaires responsables de la libération de la ville est donc récompensé et la géographie de la cité devient synonyme d’une mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste de Gaulle. Une rue du 18 juin est donc définie, à la place bien sûr de celle du maréchal Pétain, ainsi qu’une avenue du Général de Gaulle. On s’adresse directement  à l’intéressé, afin de connaître son sentiment, et, le 13 juin 1945, le directeur de cabinet du président du gouvernement provisoire répond au préfet que le général de Gaulle « est sensible au témoignage de fidélité mais qu’il lui est apparu que la dénomination des rues ou des places des bourgs et des cités de France devait, par priorité, permettre d'honorer la mémoire de ceux qui durant ces cinq années sont tombés dans la lutte pour le salut de la patrie, qu’il était aussi d'autres noms glorieux comme ceux de Libération et de Résistance qui méritaient d'être proposés au souvenir des générations. Cependant, si les habitants de Forbach maintenaient leur insistance, vous prendriez alors le parti de leur donner satisfaction en leur exprimant les remerciements du président du gouvernement ». Le 11 juillet, le préfet annonce donc au gouvernement que la municipalité insiste et ajoute : « J'ai précisé que vous avez pris en considération le fait que Forbach a été la dernière délivrée après une bataille de plus de trois mois qui l'avait profondément meurtrie. » Une avenue s’appellera donc « de Gaulle » à Forbach où l’ancien chef du GPRF, devenu président de la République, viendra d’ailleurs visiter les habitants le 2 juillet 1961.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;IV – La décision crée t-elle polémique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, seule une minorité de ces communes a été visitée par le général de Gaulle, quelques-unes unes dans les années qui suivent la Libération (Thionville 1945/1946, Bruyères 1946), la plupart lors de la grande tournée lorraine de 1961. Aucune ne le fait d’ailleurs à cette occasion, les baptêmes étant le plus souvent postérieurs de quelques années. Montigny-lès-Metz, où le colonel de Gaulle avait commandé le 507e Régiment de chars entre 1937 et 1939, a revu le Général à de nombreuses reprises, tant pour des visites officielles que privées en 1948, 1961, 1964 et encore en 1969. Une rue ne lui fut pourtant consacrée qu’après sa mort en 1970.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines personnes s’opposèrent d’ailleurs aux projets proposés par les municipalités en invoquant soit la modestie du général de Gaulle sur sa personne privée, soit le fait que nommer une rue était un honneur inférieur à sa stature historique. Un habitant de Remiremont synthétise ces deux critiques dans une lettre ouverte au conseil municipal qui, derrière son maire Pierre Bucher, avait voté le 17 novembre 1970 une motion concernant la principale artère commerçante de la ville, celle où avaient lieu aussi les défilés.&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn12" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn12" name="_ftnref12"&gt;[12]&lt;/a&gt;. Il commence par critiquer cette « épidémie de changements de rues » que le Général ne devrait pas apprécier et évoque un effet d’entraînement initié par le conseil de Paris qui a débaptisé l'Etoile. Selon lui, « honorer le Général par une rue ou une place n'est relativement qu'un piètre remerciement par rapport à son génie » et il propose donc le vote d'une journée annuelle du souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la décision est aussi politique. S’agit-il de décisions unanimes ou d’un choix effectué par un clan ? Plus simplement, le choix de dédicacer une rue au général de Gaulle relève-t-il d’une mémoire partisane ou d’une mémoire partagée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La couleur politique de la municipalité au moment de la décision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est difficile de découvrir la couleur politique de la commune au moment de la prise de décision, et d’abord si elle avait une majorité politique claire, notamment dans les plus petites localités. Le conseil de Naives-Rosières (55) affirme d’ailleurs avoir acté « hors de toute divergence politique » mais le Général était passé par-là en 1961 et le maire, Michel Chauvin, était un gaulliste de toujours, adhérent du R.P.F. dès la réunion de Vincennes&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn13" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn13" name="_ftnref13"&gt;[13]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1945 à Verdun et à Forbach, ce sont des commissions municipales provisoires issues des comités de libération et relativement mixtes qui décident d’honorer le fondateur de la France Libre. Le critère politique n’a d’ailleurs peut-être pas une importance aussi grande qu’on ne le croit, du fait par exemple des nombreux votes à l’unanimité. Hélas, faute de sources suffisantes, il n’a été possible d’étudier qu’une vingtaine de communes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la vue d’un si petit échantillon, les conclusions ne peuvent être qu’indicatives, cependant la droite paraît dominer les débats. Pourtant, deux cas seulement, en Moselle d’ailleurs, sont attribués de manière sûre à une commune R.P.F. (par exemple Longeville-lès-Metz). Mais une fois écartées les délibérations prises en 1970-1971 et fondamentalement consensuelles, plus intéressantes semblent être les communes dites de gauches : elles sont 6 dont 2 tenues par les communistes. Une localité meusienne (Montmédy) dirigée par un maire radical-socialiste et une autre mosellane dominée par le PCF se sont d’ailleurs décidée dès 1945, alors que le Général incarne encore pour eux la Résistance et la Libération. En revanche, en Meurthe &amp;amp; Moselle et en Moselle, deux municipalités de gauche ont dédié une rue à de Gaulle en 1983, une grande année pour la gauche aux élections municipales. Peut-être s’agissait-il de rassurer ou de tourner la page !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’origine de l’initiative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apparemment, l’initiative provient très majoritairement de la municipalité, dans 41 % des cas du maire lui-même (45 % en comptant les adjoints) et dans 35 % du conseil (44 % en comptant les simples conseillers).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les archives utilisées pour constituer ces statistiques sont formées des délibérations qui omettent, le plus souvent, de dire si une personne ou un groupe extérieure à la mairie se sont trouvés à l’origine du mouvement. En effet, beaucoup de choses relève dans ce processus de l’informel. Seuls trois localités, deux meusiennes en 1944 (Belleville-sur-Meuse / Etain) et une mosellane en 1970 (Sarralbe) mentionnent explicitement une demande des résistants et dans ce dernier cas aussi celle d’une association de déportés : la FNDIRP. En revanche quelques fois se sont des habitants de la rue ou des riverains qui sont porteurs du projet (Rohrbach-lès-Bitche en 1970) voire même une entreprise. L’U.C.P.M.I. d’Hagondange considère ainsi que c’est de sa responsabilité. Quelques particuliers s’expriment aussi à l’image de Théo Cerquiglini de Cosnes-les-Romains en 1971. Mais sa motivation est claire, il s’agit d’un ancien adjoint au maire R.P.F.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs maires sont connus pour leurs sympathies gaullistes voire leur appartenance ou ancienne appartenance à un mouvement se revendiquant du général de Gaulle. Pensons à Pierre Messmer, compagnon de la Libération, qui est déjà ministre depuis plus de dix ans lorsqu’il qui décide, en 1971, de donner le nom du Général à une des grandes avenues de Sarrebourg. A Boust (Moselle) et à Saint-Mihiel (Meuse), c’est un maire UDR et à Saint-Nicolas de Port (Bernard Haagen en 1980) et Lunéville (Guy Corbiat en 1986), c’est un premier magistrat R.P.R. qui se prononce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très touchante est également la proposition de Raymond Mondon, maire de Metz issu de la résistance, constamment réélu entre 1947 et 1971 et ami de Jacques Chaban-Delmas&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn14" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn14" name="_ftnref14"&gt;[14]&lt;/a&gt;. Mondon qui a fondé les Républicains Indépendants avec Valéry Giscard D’Estaing avait aussi été un membre éminent du R.P.F. Il s’exprime le 20 novembre 1970, quelques jours seulement après la disparition du Général et alors qu’il est lui-même très malade. Après une séance extraordinaire du conseil municipal de seulement treize minutes, les conseillers se lèvent pour un instant de silence. Puis le maire prend la parole : « Je demande aux Messins et Messines de se promettre de conserver, dans leur cœur et dans leur esprit, souvenir et reconnaissance à l'égard du général de Gaulle, grand chef d'Etat. » En même temps, il met à l’ordre du jour un projet de monument qui n'a pas vu le jour, du fait de son décès seulement deux mois plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Toul, en revanche, qui n’a connu comme à Metz qu’un maire depuis la Libération, c’est le docteur Schmidt qui obtient l’unanimité de son conseil pour rebaptiser le parvis de la cathédrale, quatre jours seulement après le décès du Général. Or, le maire n’est pas gaulliste, ni même de droite, c’est un sympathisant socialiste de la vieille S.F.I.O. Cependant, Pierre Schmidt est l’ancien chef de la résistance touloise et une personnalité éminente du comité de Libération de la Meurthe &amp;amp; Moselle. Sa décision fait donc avant tout référence à l’homme du 18 juin et à la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conditions du vote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les renseignements concernant les conditions du vote ne peuvent pas être corrélés, sauf exception, à ceux sur la couleur politique de la municipalité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux votes à l’unanimité en Moselle sont ainsi le fruit, pour l’un d’une majorité de gauche, pour l’autre d’une majorité de droite. En 1948, les 17 conseillers R.P.F. de Longeville-lès-Metz (comme leurs collègues de Château-Salins) votent comme un seul homme et ne trouvent face à eux qu’une abstention, celle d’un M.R.P. Lorsque le maire UDR de Saint-Mihiel, Jacques Bailleux, propose par deux fois (pour une rue en 1971 et une place en 1973) une motion  à son conseil, l’opposition se limite dans les deux cas à une abstention et un vote contre. La règle semble la décision à l’unanimité puisque les deux tiers des votes se soldent par ce résultat. A Petite-Rosselle (Moselle), une anecdote est en revanche plus révélatrice qu’on ne peut le croire de prime abord. La majorité R.P.F. n’avait eu aucun mal à faire passer sa motion. Seul s’était opposé un conseiller municipal représentant les commerçants, lesquels pensaient que la décision était susceptible de gêner leurs affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles que soient les époques, les décisions ne semblent pas avoir créé de grandes polémiques (du moins sur le principe car on va s’affronter ensuite sur le choix du lieu) mais les sources utilisées paraissent trompeuses puisqu’elles ne donnent, par définition, que les localités où la motion a effectivement été proposée puis votée. Rappelons cependant que la chronologie n’est pas linéaire et que les motions se concentrent à des périodes assez consensuelles, après des moments de basses eaux. Peut-être des volontés ont-elles existé à certaines époques sans que le pouvoir politique ne veuille les relayer ou ne puisse donner suite. Avant 1982, les préfets pouvaient d’ailleurs refuser ces délibérations. En juin 1948, des ordres avaient été donnés par le gouvernement au préfet de la Meuse. Sous le prétexte que de Gaulle était redevenu une personne privée, il n’y avait pas de raison particulière de l’honorer. Certes, cette mesure visait une visite à Verdun et elle a été très peu suivie d’effets, mais il est possible que des directives similaires aient été données pour les noms de rue, ce qui expliquerait le creux des années R.P.F. L’enquête de la fondation Charles de Gaulle avait envisagé ce cas de figure dans son questionnaire mais aucun cas n’a été découvert en Lorraine, sans doute parce que si ces refus existent, ils n’ont pas donné lieu à archivage. Peut-être même relèvent-ils d’une étape de négociation informelle avant la phase de discussion au conseil municipal. Pourtant, plusieurs initiatives mosellanes datant de 1948 et 1949, à Thionville, Château-Salins, Petite-Rosselle, Longeville-lès-Metz et Montois-la-Montagne ont été confirmées par le ministre de l’intérieur Jules Moch (socialiste) lui-même, après avis favorable du préfet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le montre l’exemple de Nancy, certains maires ne peuvent ouvertement avouer leurs réticences, ce qui ne les empêche pas de freiner en sous mains les projets proposés. Le maire R.P.F. Lionel-Pèlerin n’y avait pas pensé alors que, sous son mandat, des rues De Lattre et Leclerc avaient vu le jour et même une place dédiée au général Giraud. Les divisions au sein du R.P.F. nancéien et l’opposition parfois féroce entre les instances locales et le Centre National ont encore compliqué la situation. Pourtant des projets existent. Le député-maire CNI Raymond Pinchard, qui avait jadis un peu flirté avec le R.P.F., mais qui est en fait très anti-gaulliste, s’opposa longtemps à l’idée avant que le nouveau maire radical Marcel Martin ne fasse choisir l’hémicycle de la place Carrière dans un souci d’apaisement&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn15" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn15" name="_ftnref15"&gt;[15]&lt;/a&gt;. Depuis, un bronze et une plaque rappelant l’appel du 18 juin ont été apposés&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn16" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn16" name="_ftnref16"&gt;[16]&lt;/a&gt; mais les habitants continuent d’appeler cet endroit l’hémicycle. Il est néanmoins devenu un lieu de commémoration et de retrouvailles pour les associations gaullistes et un petit panneau posé en terre rappelle que le chêne qui pousse à côté a été planté en 1994 par les « jeunes R.P.R. » de Meurthe &amp;amp; Moselle&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn17" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn17" name="_ftnref17"&gt;[17]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, le pouvoir politique ne peut s’opposer mais il va botter en touche en affectant un lieu secondaire, non plus une place au centre ville ou un grand axe pénétrant, mais une rue périphérique voire une construction nouvelle au sein d’un lotissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;V – Typologie et place dans la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Le type d’endroit choisi par le conseil municipal et la manière de procéder au baptême sont en effet loin d’être anodins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ancienne ou nouvelle voie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les trois quarts des cas, le lieu possédait déjà un nom. Il a donc fallu le débaptiser, ce qui peut parfois poser problème notamment dans les petites communes. Mais quant l’endroit n’a pas de dénomination antérieure, c’est quasiment toujours parce qu’on vient de procéder à de nouvelles constructions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix des onze cas de Meurthe &amp;amp; Moselle se trouvent ainsi dans un lotissement nouveau où le Général est d’ailleurs fréquemment associé à d’autres héros de la France Libre et de la Résistance. Ainsi, le 3 décembre 1985, dans le lotissement Haut du Lac, la mairie de Richarménil préside à la naissance de nouvelles rues dédiées au général de Gaulle, aux maréchaux de Lattre et Leclerc, au 18 juin, au général Patton, à André Malraux et à Jean Moulin. C’est donc là moins le Général lui-même qu’une époque et sa geste héroïque qui sont honorées. A Amnéville, l’homme de la France Libre côtoie un autre général, plus récent et lorrain celui-là : Bigeard et son bataillon d’Indochine. Encore plus consensuelles sont les associations avec d’autres personnages de la République situés parfois aux antipodes de la vie politique. En Moselle, dans le nouveau lotissement de Guebenhouse, le Général est ainsi entouré de Robert Schumann et de François Mitterrand. Or, être seul ou être accompagné d’autres personnages change complètement la nature de l’acte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Gaulle, Charles de Gaulle ou Général de Gaulle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, des rues nouvelles se sont des espaces de mémoire disponibles à conquérir parce qu’ils deviennent immédiatement des enjeux politiques. Ainsi, la même année 1985, la commune de Maxéville, en banlieue de Nancy, voit s’affronter trois propositions. La majorité R.P.R. veut bien sûr de Gaulle, le PS penche pour Pierre et Marie Curie et le PCF pour Nelson Mandela. Gagner le vote n’est donc pas neutre en terme de symbole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, il y a plusieurs manières d’honorer de Gaulle. Si la majorité des localités, plus de 80 % en Meuse, Meurthe &amp;amp; Moselle et Moselle, choisit le Général, une minorité prend en compte seulement son nom civil : De Gaulle ou Charles de Gaulle. Les Vosges s’individualisent d’ailleurs un peu par rapport aux trois autres départements, peut-être parce que les dédicaces avaient là été un peu plus tardives. Mais globalement la moyenne des dates est la même pour les deux types soit 1970. A Commercy, l’unanimité règne pour choisir la place de l’hôtel de ville mais le conseil se partage sur le nom. Il se décide pour « Charles de Gaulle » par 13 voix contre 10 au « Général de Gaulle ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est difficile d’interpréter ces choix différents et de comprendre ce que les élus entendaient derrière ces dénominations d’autant qu’on ne repère pas de différences politiques. La gauche, en effet, aurait pu préférer le personnage civil mais a priori ce n’est pas le cas. Penche-t-on pour le Général, l’homme du 18 juin et de la Libération ou le fondateur de la Ve République, l’homme d’Etat ; d’un côte le personnage historique qui voisine avec Vercingétorix et Napoléon et de l’autre la personne privée du retiré de Colombey. Ajoutons que cinq communes de Moselle se sont contentées d’un « De Gaulle » sec qui évacue un peu le personnage de chair au profit du mythe. Ce n’est donc pas très clair et apparemment les motivations se mélangent. Une indication complémentaire a enfin été ajoutée à Saint-Nicolas-de-Port et à Pagney-derrière-Barine (54) qui donnent les dates : 1890-1970, tandis que Thionville rappelle que de Gaulle avait été le « Premier Citoyen d’Honneur » de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La disparition de lieux dédiés à de Gaulle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans certains cas, rares il est vrai, la rue dédiée à de Gaulle a été effacée au profit, signe des temps, d’une nouvelle dénomination. Habituellement, cela provoque une réaffectation à un autre lieu de la ville. La place de la gare de Briey a ainsi été dédicacée « Général de Gaulle » en 1985 mais à la mort d’Alexis Gruss, enfant du pays, celui-ci a pris la place. De Gaulle a donc migré dans un lotissement où, pêle-mêle, il s’est retrouvé avec Giraud et Bigeard, Juin et Carnot, Kennedy et Lebrun, Poincaré et Thiers. En plus d’un exil vers un endroit périphérique, ce déplacement, dû surtout au fait qu’on ne pouvait pas faire complètement disparaître le nom, produit une certaine dilution du sens. A Saint-Mihiel, le problème ne se pose pas car la ville détient deux lieux, au centre ville la place Général de Gaulle, non loin de celle du marché, et une rue aux « Avrils », une cité HLM. A la mort du maire et conseiller général R.P.R. Jacques Bailleux, en 1986, la place prend son nom. Pour le Général, c’est tout de même une perte quantitative et qualitative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quels lieux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous possédons des informations sur 217 lieux dédiés au général de Gaulle&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn18" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn18" name="_ftnref18"&gt;[18]&lt;/a&gt; qui se répartissent en 57 places et 1 square ainsi que 158 voies et 1 Rond Point. D’un département à l’autre la proportion de chaque catégorie est à peu près la même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les places sont assez imposantes puisqu’elles mesurent en moyenne plus d’un demi-hectare, davantage en Meurthe &amp;amp; Moselle, moins ailleurs, mais, calculée sur un faible échantillon cette statistique n’est qu’indicative. En revanche, la taille n’est pas obligatoirement corrélée à celle de la municipalité. Si des placettes existent dans des petits villages, par exemple seulement 130 m2  à Certilleux (Vosges), elle mesure 300 mètres sur 100 à Audun-le-Roman (Meurthe &amp;amp; Moselle). La place de la mairie ou de l’hôtel de ville a été choisie dans seulement 7 cas, dont 4 fois en Meuse (Commercy, Erize-la-Brûlée, Mouzay et Naives-Rosières) ce qui est notable, et une fois le parvis de la cathédrale dans le cas de Toul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On remarque en revanche, et là l’échantillon disponible est beaucoup plus large, une grande différence sur la taille de la voirie dédiée au général de Gaulle. Seulement 261 m en moyenne en Meurthe &amp;amp; Moselle contre 765 m en Meuse, 717 m en Moselle et 1171 m dans les Vosges ce qui peut s’expliquer de deux manières différentes et opposées : soit on a voulu donner plus de valeur à l’acte par le choix d’un axe important, soit tout simplement il s’agit de rues nouvelles, extérieures et périphériques à la ville, donc moins ramassés en taille que dans le cœur historique mais de valeur symbolique inférieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir des renseignements donnés par les mairies, les lieux ont été qualifiés par deux adjectifs : Grande – Moyenne – Petite et Centrale – Intermédiaire – Périphérique. Les secrétaires de mairies fournissent en effet des renseignements urbanistiques à partir du plan de ville qu’ils ont sous les yeux. Mais il est clair qu’on se trouve à la limite des constatations rationnelles et du domaine des représentations. La réponse nous entretient donc également du plan mental que les responsables municipaux ont de leur ville. Or, s’agissant d’un questionnaire émanant de la Fondation Charles de Gaulle, il est logique que ces élus ou ces fonctionnaires territoriaux tendent à exagérer un peu l’importance de leur voirie. Ils ne vont pas répondre que la rue est petite et périphérique, ils vont vouloir lui trouver des qualités. C’est pourquoi, les deux tiers des lieux sont qualifiés de Grand(e) / Central(e) et un quart de Moyen(ne) / Intermédiaire alors même que beaucoup de nouvelles appellations ont été données dans des lotissements. Ceci nous renseigne tout au moins sur le fait que, dans les mentalités, une rue dédiée à un personnage comme de Gaulle ne peut pas être imaginée comme un lieu secondaire, et ceci même si la réalité dément la fiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la décision : inauguration et encrage dans l’espace urbain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on la vu, voter une motion en conseil municipal, même consensuelle, est souvent un acte émotif mais ponctuel. L’inauguration et les divers accompagnements de cette mesure permettent d’ailleurs de se rendre de la profondeur réelle de l’engagement pris. Or, il n’y eut pas d’inauguration officielle dans la majorité des cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux tiers des communes n’ont pas gardé de trace d’une célébration particulière. Pour les autres, on apprend que les trois quarts des communes restantes n’ont pas officiellement consacré la « voie de Gaulle ». Seules les Vosges s’individualisent un peu puisque les municipalités « célébrantes » équilibrent presque les « non célébrantes », mais ceci sur de tout petits effectifs. En réalité, seule une minorité de localités ont inauguré de manière solennelle leur rue. En 1974, le préfet est invité à Certilleux (88), à Longwy (54) en 1971 c’est l’ancien ministre Jacques Trorial&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn19" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftn19" name="_ftnref19"&gt;[19]&lt;/a&gt;, et à Bar-le-Duc (55) en 1990, double anniversaire de 1940 et 1990, une exposition départementale est même organisée. En 1987, Lunéville voit la venue du Premier Ministre et président du R.P.R. Jacques Chirac, puisque l’inauguration est présentée comme nationale. Jean Kieffer, le célèbre maire d’Amnéville, fait venir en 1995 le chef du gouvernement Alain Juppé et son ministre de la défense Hervé de Charrette. Enfin, seules les petites communes de Pagney-derrière-Barine (54) et Sarralbe (57) mentionnent la présence des autorités militaires, derrière le maire et son conseil, et dans le deuxième exemple des anciens déportés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maire de Pagney-derrière-Barine évoque d’ailleurs la nécessité d’une telle cérémonie « afin de garder le souvenir de ce grand français » tandis que son collègue d’Auboué (54), en plein dans le pays des mines, zone où la gauche et le PCF avaient été très puissants, fait quant à lui un discours très consensuel : « Qu’on soit pour ou contre les idées que le général de Gaulle a défendues, il faut admettre sa place historique dans l’histoire du pays ». Les résistants de Belleville-sur-Meuse (55) s’adressaient à « celui qui avait dit non à l’abaissement de la France » tandis que le conseil de Montmédy (55) affirmait qu’on ne « pouvait trop honorer le 1er résistant de France, l’organisateur des Forces Françaises Libres ». Dans la même veine, l’inauguration de Toul, sur le parvis de la cathédrale, donne lieu à un rapprochement avec Jeanne d’Arc. En effet, le maire justifie la plaque posée sur l’initiative de la municipalité par la visite que le Général avait accordé à la ville. Elle voisinera donc avec une plaque identique rappelant le passage de la Pucelle. Le premier magistrat de Bitche se contenta en revanche d’honorer le « premier président de la Ve République ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, les sources sont très lacunaires et d’autres inaugurations ont bien dû avoir lieu avec tout l’appareillage républicain nécessaire pour ce genre de cérémonie. Néanmoins, les statistiques ci-dessus, même incomplètes, renseignent sur l’aspect un peu superficiel de la démarche de nombreuses municipalités. Néanmoins, ces rues et places sont parfois devenues des lieux de rassemblement pour la commémoration du 18 juin (Nancy / Longuyon).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seule une vingtaine de communes sont en revanche allées au-delà de la simple plaque de rue en tôle. Certilleux, déjà citée dans les Vosges, installe la dite plaque à côté du chêne de la Liberté planté en 1848. Une dizaine de localités ont ajouté l’appel du 18 juin, quatre seulement une effigie du Général et une seule la statue de l’ancien chef de la France Libre. Il est vrai que, dans une demi-douzaine de cas, un monument aux morts était joint. A Mirecourt, à l’instigation du conseiller général Jacques Cablé, le carrefour dit de l’Europe a été aménagé en 1999 sous la forme d’un monument en aluminium de 11,5 m sur 7 surmonté d’un buste, œuvre du sculpteur Maurice Chauveaux de Pont-à-Mousson. Pour finir, si Laxou, en banlieue nancéenne, n’a pas de rue, ni de place, c’est que la commune détient un des plus grands monuments dédiés en France directement ou indirectement au Général, la majestueuse croix de Lorraine située à la sortie de l’autoroute et à l’entrée de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion : Comme on le voit, l’étude des « voies de Gaulle » nous amène à envisager bien des problématiques, tant dans le concret des luttes politiques que dans l’imaginaire, dans la carte mentale d’une ville ou dans la manière selon laquelle les habitants s’approprient le Général. Un peu moins de 10 % des communes de Lorraine possèdent leur lieu malgré les différences évoquées d’un département à l’autre. De Gaulle s’est insérée ici au sein de tout un système de mémoire propre aux Bastions de l’Est. La chronologie des dédicaces colle en revanche étroitement à la vie politique française de la deuxième moitié du XXe siècle avec progressivement une dilution de la personne du Général au sein d’un ensemble commémoratif plus vaste. De Gaulle, désormais consensuel, est ainsi devenu un point de passage obligé, avec d’autres personnalités de la guerre, de la Résistance ou de la politique, tout valant tout par ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette érosion de la mémoire est paradoxale et elle laisse une impression bizarre : plus on donne le nom de Gaulle à des lieux, plus il occupe de place dans l’environnement, moins on le voit, comme si la quantité tuait la qualité. On oublie le sens profond d’un tel acte et surtout ce qu’a été son existence, en quoi elle a conditionné le devenir des Français.  Le général de Gaulle est devenu un être abstrait, il est devenu « un appel », « une constitution » et « une rue ».&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref1" name="_ftn1"&gt;[1]&lt;/a&gt; Odile Rudelle, « L’Alsace-Lorraine dans le système de mémoire du Général » in François Audigier &amp;amp; Frédéric Schwindt (dir.), Gaullisme et Gaullistes dans la France de l’Est sous la IVe République, colloque de Nancy – 21-23 mai 2007, à paraître aux Presses Universitaires de Rennes.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref2" name="_ftn2"&gt;[2]&lt;/a&gt; Voir Alain Larcan, « Le général de Gaulle et les frontières » et Frédérique Dufour, « De Gaulle à Verdun » in Alain Larcan &amp;amp; Frédéric Schwindt (dir.), Les Bastions de L’est de Boulanger à De Gaulle, à paraître aux éditions Gérard Louis.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn3" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref3" name="_ftn3"&gt;[3]&lt;/a&gt; Paul Zing, De Gaulle en Lorraine – Histoire d’une fidélité, Préface de Pierre Messmer, Editions Gérard Louis, Vagney, 1992.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn4" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref4" name="_ftn4"&gt;[4]&lt;/a&gt; De nombreux travaux de ce type donnent aujourd’hui lieu à publication, par exemple sur la banlieue rouge de Paris. Mais au-delà de l’histoire politique, la toponymie peut être fort utile à la connaissance du passé : Jean-Charles Herbin &amp;amp; Michel Tamine, Espace représenté et espace dénommé – Géographie, Cartographie, Toponymie, Actes du colloque de Reims (13-15 octobre 2005), Presses Universitaires de Valencienne, 2007.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn5" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref5" name="_ftn5"&gt;[5]&lt;/a&gt; Les rues « de Gaulle » ont essentiellement été dénommées à trois époques : à la Libération, à la mort du Général et depuis les années 1990. Pendant ce temps, le nombre de communes est resté sensiblement le même en Lorraine alors que la population, elle, a beaucoup changé. Depuis la guerre, elle a par exemple sensiblement baissé en Meuse et augmenté en Moselle. Mais depuis 1999, le mouvement s’est inversé. La Lorraine connaît une déprime démographique sauf en Meuse qui stabilise actuellement ses effectifs. Les ratios calculés sur un demi-siècle sont donc d’abord indicatifs.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn6" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref6" name="_ftn6"&gt;[6]&lt;/a&gt; Frédéric Schwindt, « De la difficulté de passer de la résistance à la politique - Les hommes du R.P.F. en Meuse (1947-1958) » in Alain Larcan &amp;amp; Frédéric Schwindt (dir.), Les Bastions de L’est de Boulanger à De Gaulle, Op. Cit. et « De la difficulté de construire un appareil politique – Le R.P.F. en Meuse et en Meurthe &amp;amp; Moselle (1947-1958) in François Audigier &amp;amp; Frédéric Schwindt (dir.), Gaullisme et Gaullistes dans la France de l’Est sous la IVe République, Op. Cit.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn7" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref7" name="_ftn7"&gt;[7]&lt;/a&gt; Voir la carte nationale : « Communes possédant au moins une voie « De Gaulle » en 2007 »&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn8" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref8" name="_ftn8"&gt;[8]&lt;/a&gt; Il faudrait savoir, mais c’est un long travail à réaliser, combien de rues étaient dédiée au maréchal Pétain, tant avant guerre qu’encore en 1944.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn9" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref9" name="_ftn9"&gt;[9]&lt;/a&gt; Paul Zing, De Gaulle en Lorraine – Histoire d’une fidélité, Op. Cit., pp.70-80. Le 13 novembre 1944, le Général inspecte par exemple le front au sud des Vosges en compagnie de Churchill. Le 21 octobre il est à Remiremont et il inspecte la brigade Alsace-Lorraine de Malraux.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn10" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref10" name="_ftn10"&gt;[10]&lt;/a&gt; Il y eu pourtant un voyage important du Général à Nancy le 25 septembre 1944.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn11" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref11" name="_ftn11"&gt;[11]&lt;/a&gt; Voir site http://almg.free.fr/forbach/galdegaulle.htm&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn12" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref12" name="_ftn12"&gt;[12]&lt;/a&gt; Liberté de l’Est, 23/11/70.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn13" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref13" name="_ftn13"&gt;[13]&lt;/a&gt; Témoignage de Michel Chauvin, ancien maire, ancien conseiller général et sénateur suppléant de la Meuse.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn14" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref14" name="_ftn14"&gt;[14]&lt;/a&gt; Frédéric Schwindt, « De la difficulté de passer de la résistance à la politique », Op. Cit.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn15" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref15" name="_ftn15"&gt;[15]&lt;/a&gt; Anecdote rapportée par le professeur Alain Larcan.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn16" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref16" name="_ftn16"&gt;[16]&lt;/a&gt; Désigné comme « Appel du 18 juin », cette plaque est en réalité le texte de l’affiche « A tous les français » de juillet 1940 (note de Philippe Oulmont).&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn17" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref17" name="_ftn17"&gt;[17]&lt;/a&gt; En prévision de l’élection présidentielle de 1995, le secrétaire national à la jeunesse du R.P.R. (Nourdine Cherkaoui) avait demandé aux sections départementales des Jeunes-R.P.R. d’organiser ce type de cérémonie. Il serait intéressant de savoir combien d’arbres ont survécu jusqu’à aujourd’hui et si on se souvient pourquoi ils ont été plantés.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn18" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref18" name="_ftn18"&gt;[18]&lt;/a&gt;  Sur 208 communes car certaines disposent de plusieurs endroits.&lt;br /&gt;&lt;a title="" style="mso-footnote-id: ftn19" href="http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=4106679064390697677#_ftnref19" name="_ftn19"&gt;[19]&lt;/a&gt; 1Né en 1932, Député de Longwy depuis 1967 puis secrétaire d’Etat à l’Education Nationale dans le gouvernement Couve de Murville jusqu’au 16 juin 1969.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-3025730633533956081?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/3025730633533956081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/3025730633533956081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2010/10/geographie-histoire-et-sociologie-des.html' title='&quot;Géographie, Histoire et Sociologie des voies De Gaulle en Lorraine&quot; par Frédéric Schwindt'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-397488251742049164</id><published>2010-10-16T08:24:00.000-07:00</published><updated>2010-10-16T08:40:12.634-07:00</updated><title type='text'>Nos partenaires : Actualité du Mémorial Charles de Gaulle de Colombey</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/TLnEgXky96I/AAAAAAAAAE4/qEXv2R7_xJY/s1600/flash1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528666077937203106" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 223px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/TLnEgXky96I/AAAAAAAAAE4/qEXv2R7_xJY/s400/flash1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528668103366361378" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 283px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/TLnGWQ4vQSI/AAAAAAAAAFQ/Se_TVvyFRM8/s400/cpblois3.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528667376776478866" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 60px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/TLnFr-INgJI/AAAAAAAAAFA/fxxcyZYRqPo/s400/flash2.gif" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.memorial-charlesdegaulle.fr/" target="_blank"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-397488251742049164?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/397488251742049164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/397488251742049164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2010/10/jeudi-14-octobre-2010-newsletter-pole.html' title='Nos partenaires : Actualité du Mémorial Charles de Gaulle de Colombey'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/TLnEgXky96I/AAAAAAAAAE4/qEXv2R7_xJY/s72-c/flash1.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-185508849787852945</id><published>2010-09-20T06:55:00.000-07:00</published><updated>2010-09-20T06:58:05.151-07:00</updated><title type='text'>Le Livre du la place - 17 au 19 septembre 2010</title><content type='html'>Le centre culturel a participe au livre sur la place, plus gros salon littéraire en France de la rentrée. Gérald Sawicki, Jean-Max Gettmann, Martial Bize, Alain Larcan et Frédéric Schwindt ont dédicacé les "Bastions de l'Est de Boulanger à De Gaulle" à l'invitation de l'éditeur Gérard Louis. Jean-Max Gettmann et Alain Larcan ont présenté l'ouvrage à Max Gallo qui en a reçu un exemplaire !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-185508849787852945?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/185508849787852945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/185508849787852945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2010/09/le-livre-du-la-place-17-au-19-septembre.html' title='Le Livre du la place - 17 au 19 septembre 2010'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-5167188417449897075</id><published>2010-09-20T06:52:00.000-07:00</published><updated>2010-09-20T06:54:51.728-07:00</updated><title type='text'>Le centre culturel Charles de Gaulle de Lorraine à Nancy publie : Les Bastions de l'Est de Boulanger à De Gaulle (Gérard Louis - 2010)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/TJdnJOjM6XI/AAAAAAAAAEw/2dQYM2xMbSI/s1600/2319411-3242909.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 215px; FLOAT: left; HEIGHT: 303px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5518993276588058994" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/TJdnJOjM6XI/AAAAAAAAAEw/2dQYM2xMbSI/s400/2319411-3242909.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Et voilà le livre est paru. Issu du colloque de Verdun de 2007, co-dirigé par Alain Larcan et Frédéric Schwindt, les Bastions sont disponibles dans les librairies, sur le site de l'Editeur : Editions Gérard Louis ou directement auprès de nous pour la modique somme de 21,90 euros.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-5167188417449897075?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/5167188417449897075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/5167188417449897075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2010/09/le-centre-culturel-charles-de-gaulle-de.html' title='Le centre culturel Charles de Gaulle de Lorraine à Nancy publie : Les Bastions de l&apos;Est de Boulanger à De Gaulle (Gérard Louis - 2010)'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/TJdnJOjM6XI/AAAAAAAAAEw/2dQYM2xMbSI/s72-c/2319411-3242909.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-3918854260895734554</id><published>2010-01-11T03:36:00.000-08:00</published><updated>2010-01-11T06:35:44.214-08:00</updated><title type='text'>Concours de la Résistance 2010 : documents en ligne.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Comme annoncé, le &lt;strong&gt;Centre Charles de Gaulle de Lorraine&lt;/strong&gt; à Nancy va mettre en ligne des documents pour les enseignants et les élèves qui préparent le concours de la Résistance dont le sujet porte cette année sur &lt;em&gt;l'Appel du 18 juin et ses conséquences&lt;/em&gt;. Au fur et à mesure où ces documents seront numérisés, ils seront téléchargeables ici. Mais il est toujours possible d'adresser un courriel pour obtenir l'envoi du document : &lt;a href="mailto:FSchwindt@ac-nancy-metz.fr"&gt;FSchwindt@ac-nancy-metz.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A ce jour deux entretiens sont disponibles dans une version sonore : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Interview (2005) du colonel (er) Anderhurber (décédé en 2009), officier meusien qui a rejoint les forces françaises en Afrique du Nord avant de combattre en Italie et en France entre 1943 et 1944.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Enretien enregistré en 1972 d'un résistant de Saint-Dizier, vétérinaire, qui après l'appel du 18 juin est parti pour Londres, via l'Espagne et les prisons de Franco, et qui s'est engagé dans les Forces Françaises Libres (lieutenant de la Légion Etrangère).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des documents vidéos seront prochainement disponibles !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;N'hésitez pas à nous faire part de vos demandes et de vos problèmes, nous essaieront de les satisfaires.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous sommes également en contact avec des témoins et des intervenants !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-3918854260895734554?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/3918854260895734554'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/3918854260895734554'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2010/01/concours-de-la-resistance-2010.html' title='Concours de la Résistance 2010 : documents en ligne.'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-8771693547760676358</id><published>2010-01-07T14:05:00.000-08:00</published><updated>2010-01-07T14:17:34.435-08:00</updated><title type='text'>Philippe Séguin venait de préfacer Les Bastions de l'Est de Boulanger à De Gaulle.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;« Le Général de Gaulle et les bastions de l'Est »&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;par Philippe Séguin&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Préface à Alain LARCAN &amp;amp; Frédéric SCHWINDT (dir.), "&lt;em&gt;Les Bastions de L'est de Boulanger à De Gaulle&lt;/em&gt;", à paraître chez Gérard Louis, 2010.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pour un homme né en Tunisie et qui fit de la Lorraine la terre de ses premiers engagements politiques, préfacer ce bel ensemble d'études sur « les bastions de l'Est » est une tâche ardue, mais exaltante. Mais après tout, Maurice Barrès, qui popularisa l'expression dans sa célèbre série romanesque d'avant 1914, n'était lorrain qu'à moitié et adhérait à bien plus qu'un terroir ; il donnait, avant toute chose, son adhésion à une histoire et à un esprit, comme il l'écrivait au début de Colette Baudoche à propos des « gens de Metz » : « de vieux civilisés, modérés, nuancés, jaloux de cacher leur puissances d'enthousiasme ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Histoire est le premier objet de cet ouvrage. Et cette histoire est faite d'épreuves inouïes et de très grandes manifestations de courage, dont les Lorrains, comme j'ai souvent eu l'occasion de le constater, portent le souvenir dans leur chair et dans leur âme. Car dans ce mot de « bastion », il y a plusieurs époques guerrières, il y a cette dimension défensive, militaire, fortement patriotique, cette empreinte profonde de la guerre, de l'occupation et de leurs souffrances... Et pourtant, il suffit de connaître un peu la Lorraine et les Lorrains, qu'ils soient de Metz, Nancy, EpinaI ou d'ailleurs, pour en mesurer la charge affective et presque intemporelle. Les bastions de l'Est symbolisent l'attachement d'un peuple éprouvé à sa terre natale, avant-poste d'une nation, d'une communauté humaine où il veut inscrire farouchement son destin. La démocratie, la liberté, la capacité de construire, ensemble, un avenir commun ne peuvent vivre sans un sentiment d'appartenance forte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi avons-nous les Lorrains de souche et les Lorrains de cœur. Les personnalités évoquées dans ces pages sont diverses, elles ne sont pas toutes lorraines ni de la même envergure, leurs idées ont souvent été bien différentes ou même divergentes. Mais elles ont toutes en commun d'avoir compris ceci : ces bastions de l'Est, ce sont les nôtres, ce sont ceux de la France toute entière. Ce sont les bastions d'une France à la fois réelle et rêvée, qui n'est pas arc-boutée sur la seule défense de son territoire, mais est portée aussi par la volonté de défendre et propager ses valeurs. Au temps jadis, nos ennemis ont pu être allemands : ceci est daté, mais glorieux et porte tous les enjeux de la mémoire. Ce qui est sans âge, en revanche, et toujours d'une actualité brûlante, c'est la tentation du renoncement. Du renoncement à soi&amp;shy; même, à ce qu'on a été, à ce qu'on est, à ce qu'on voudrait être. Comment s'étonner, dès lors, que le général de Gaulle, ce Français si enraciné et pourtant si universel, se trouve au cœur des travaux ici réunis ? Il manquait un « prince lorrain » à Albert Thibaudet dans son magnifique ouvrage de 1924. Gageons que le général, cet homme du Nord et du monde entier, habité par l'Histoire et ses leçons de volonté, qui scella la réconciliation franco-allemande sur les bastions de l'Est, avait compris le vrai sens de ce qui était en jeu. Nos vrais bastions ne sont autres que la conscience et la fierté de ce que nous sommes, la pleine possession de notre histoire, la pleine compréhension de notre présent, la pleine confiance dans notre avenir. Notre pire ennemi, c'est nous-mêmes et l'éternelle tentation de la faiblesse et du compromis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est tout le sens de la politique, la vraie, et ce n'est pas le moindre mérite de ces pages, à travers la force de leurs évocations historiques et littéraires, que de nous le rappeler avec une belle insistance. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Philippe Séguin&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ancien Ministre et Maire d'Epinal&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Premier Président de la Cour des Comptes&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-8771693547760676358?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/8771693547760676358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/8771693547760676358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2010/01/le-general-de-gaulle-et-les-bastions-de.html' title='Philippe Séguin venait de préfacer Les Bastions de l&apos;Est de Boulanger à De Gaulle.'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-1186426614722399164</id><published>2010-01-07T02:20:00.000-08:00</published><updated>2010-01-07T02:39:49.041-08:00</updated><title type='text'>C'est GAMBETTA qui nous quitte ! La Mort de Philippe Séguin (7 janvier 2010)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/S0W1eV3bh_I/AAAAAAAAAEQ/rZ1tXkMBp00/s1600-h/Philippe_Seguin_2005.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 300px; DISPLAY: block; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5423940859107969010" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/S0W1eV3bh_I/AAAAAAAAAEQ/rZ1tXkMBp00/s400/Philippe_Seguin_2005.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La mort brutale et inattendue de Philippe Séguin frappe et choque ! Elle rappelle celle de Léon Gambetta en 1882. On pensait qu'il serait toujours là ! Outre la stature et la verve oratoire, Séguin comme Gambetta incarnait la République, une république démocratique, laïque et sociale. Démocratique : Il avait mené le combat contre le traité de Maästricht mais avait accepté le verdict populaire. Sociale : Son nom était synonyme de Gaullisme social, une certaine France aujourd'hui est veuve ! Comme Gambetta, il était un recours possible, en tout cas un garant. Comme lui, il avait connu l'échec parce que ce n'était pas un homme du petit temps mais une masse de granit pour les tempêtes. Son père avait donné sa vie pour la France, lui lui a consacré la sienne. Il part trop tôt, les Vosges et la Tunisie, la France d'en-haut, d'en bas et d'ailleurs sont en deuil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Séguin venait de préfacer le prochain livre publié par le Centre Culturel Charles de Gaulle de Lorraine sur les "Bastions de l'Est". L'association voudrait exprimer toute sa gratitude à sa mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="right"&gt;Frédéric Schwindt &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-1186426614722399164?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/1186426614722399164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/1186426614722399164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2010/01/cest-gambetta-qui-nous-quitte-la-mort.html' title='C&apos;est GAMBETTA qui nous quitte ! La Mort de Philippe Séguin (7 janvier 2010)'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/S0W1eV3bh_I/AAAAAAAAAEQ/rZ1tXkMBp00/s72-c/Philippe_Seguin_2005.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-112370693838716946</id><published>2009-12-25T09:45:00.000-08:00</published><updated>2009-12-25T09:55:48.494-08:00</updated><title type='text'>Concours de la Résistance2010 : L'Appel du 18 juin</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SzT8nC4sJaI/AAAAAAAAAEI/Pgf9sG8e_Zw/s1600-h/article_maurice-druon.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5419233999353292194" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 218px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SzT8nC4sJaI/AAAAAAAAAEI/Pgf9sG8e_Zw/s320/article_maurice-druon.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le Centre culturel Charles de Gaulle de Lorraine à Nancy met se ressources à la disposition des élèves et des professeurs préparant le concours de la Résistance dont le thème es justement cette année : l'Appel du 18 juin et ses conséquences.&lt;br /&gt;Lié par convention à la Fondation Charles de Gaulle, co-organisatrice du concours, le Centre culturel Charles de Gaulle de Nany dispose de publications, d'intervenants mais aussi d'enregistrements vidéo de témoins.&lt;br /&gt;Parmi ces enregistrements, voir notamment l'intervention de Maurice Druon, co-auteur du Chant des Partisans, à Nancy, au Palais des Congrès en 2002, analysant l'Appel du 18 juin.&lt;br /&gt;Bientôt, sur ce site, vous pourrez télécharger ces vidéos mais vous pouvez déjà en demander la copie pour vos élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contacter FrédéricSchwindt : &lt;a href="mailto:FSchwindt@ac-nancy-metz.fr"&gt;FSchwindt@ac-nancy-metz.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-112370693838716946?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/112370693838716946'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/112370693838716946'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2009/12/concours-de-la-resistance2010-lappel-du.html' title='Concours de la Résistance2010 : L&apos;Appel du 18 juin'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SzT8nC4sJaI/AAAAAAAAAEI/Pgf9sG8e_Zw/s72-c/article_maurice-druon.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-3492625385215392016</id><published>2009-12-09T01:28:00.000-08:00</published><updated>2009-12-18T08:13:32.004-08:00</updated><title type='text'>Le centre culturel a participé à l'ouvrage de Philippe Oulmont : Les Voies "De Gaulle" en France</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/Sx9uwMwOWPI/AAAAAAAAAEA/Mfc8bnUfhP4/s1600-h/CR-lesvoiesdegaulleenfrance.gif"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 185px; FLOAT: left; HEIGHT: 251px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5413167051458894066" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/Sx9uwMwOWPI/AAAAAAAAAEA/Mfc8bnUfhP4/s320/CR-lesvoiesdegaulleenfrance.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Philippe Oulmont (dir.)&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Les voies "de Gaulle" en France. Le Général dans l'espace et la mémoire des communes&lt;/em&gt;, Actes de la journée d'Etudes du 12 juin 2007, Paris, Plon, coll. "Les cahiers de la Fondation Charles de Gaulle", N°17, 2009, 296 p. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voir notamment le chapitre sur la Lorraine et ses 250 "voies" de Gaulle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-3492625385215392016?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/3492625385215392016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/3492625385215392016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2009/12/le-centre-culturel-participe-louvrage.html' title='Le centre culturel a participé à l&apos;ouvrage de Philippe Oulmont : Les Voies &quot;De Gaulle&quot; en France'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/Sx9uwMwOWPI/AAAAAAAAAEA/Mfc8bnUfhP4/s72-c/CR-lesvoiesdegaulleenfrance.gif' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-3412826788671726130</id><published>2009-12-08T08:36:00.000-08:00</published><updated>2009-12-08T08:43:03.595-08:00</updated><title type='text'>Une publication qui intéressera tous les amateurs :</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/Sx6A0E0bNqI/AAAAAAAAADw/axwtZGKHMhg/s1600-h/9782753508477.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 251px; FLOAT: left; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5412905434281096866" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/Sx6A0E0bNqI/AAAAAAAAADw/axwtZGKHMhg/s400/9782753508477.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;François Audigier&lt;/strong&gt; (maître de conférences en Histoire contemporaine à Nancy 2) et &lt;strong&gt;Frédéric Schwindt&lt;/strong&gt; (Docteur en Histoire - Directeur scientifique du centre Charles de Gaulle de Nancy) publie le colloque co-organisé par &lt;em&gt;Demain de Gaulle&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;l'Université de Nancy 2&lt;/em&gt; en 2007 à la faculté de droit. L'ouvrage est préfacé par le professeur &lt;strong&gt;Alain Larcan :&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Gaullisme et Gaullistes dans la France de l'Est sous la IVe République&lt;/strong&gt;, Presse Universitaire de Renne, 2008.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le livre est en vente dans les meilleurs librairie au prix de 20 euros.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour pouver contacter &lt;em&gt;l'Association Demain de Gaulle&lt;/em&gt; qui se fera un plaisir de vous adresser à prix coûtant  un exemplaire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-3412826788671726130?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/3412826788671726130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/3412826788671726130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2009/12/une-publication-qui-interessera-tous.html' title='Une publication qui intéressera tous les amateurs :'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/Sx6A0E0bNqI/AAAAAAAAADw/axwtZGKHMhg/s72-c/9782753508477.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-4347792751608632870</id><published>2009-12-06T07:11:00.000-08:00</published><updated>2009-12-08T08:46:10.984-08:00</updated><title type='text'>La Fondation Charles de Gaulle</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SxvL_RAdzFI/AAAAAAAAADY/RLxWl-LXAWc/s1600-h/Copie+de+NumÃ©riser.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 143px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5412143664973335634" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SxvL_RAdzFI/AAAAAAAAADY/RLxWl-LXAWc/s200/Copie+de+Num%C3%A9riser.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'&lt;em&gt;Association Demain de Gaulle&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;Centre culturel&lt;/em&gt; sont liés par convention à la &lt;strong&gt;Fondation Charles de Gaulle&lt;/strong&gt;, n'hésitez pas à aller sur son site :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;www.charles-de-gaulle.org &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-4347792751608632870?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/feeds/4347792751608632870/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4106679064390697677&amp;postID=4347792751608632870' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/4347792751608632870'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/4347792751608632870'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2009/12/l-association-demain-de-gaulle-et-le.html' title='La Fondation Charles de Gaulle'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SxvL_RAdzFI/AAAAAAAAADY/RLxWl-LXAWc/s72-c/Copie+de+Num%C3%A9riser.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-2768935517100135426</id><published>2009-12-06T07:08:00.000-08:00</published><updated>2009-12-06T07:10:40.320-08:00</updated><title type='text'>Ce Blog commence ! Soyez indulgent.</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SxvJGoUJHWI/AAAAAAAAADQ/1cXd2IHHwIQ/s1600-h/Plaque_CCDDG_Nancy.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5412140492954082658" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 225px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SxvJGoUJHWI/AAAAAAAAADQ/1cXd2IHHwIQ/s320/Plaque_CCDDG_Nancy.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Un peu de patience, ce Blog est encore en cours de réalisation et il va d'ailleurs évoluer en permanence.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;N'hésitez pas à vous inscrire et à donner votre avis !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-2768935517100135426?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/feeds/2768935517100135426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4106679064390697677&amp;postID=2768935517100135426' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/2768935517100135426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/2768935517100135426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2009/12/ce-blog-commence-soyez-indulgent.html' title='Ce Blog commence ! Soyez indulgent.'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SxvJGoUJHWI/AAAAAAAAADQ/1cXd2IHHwIQ/s72-c/Plaque_CCDDG_Nancy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-489467538739913945</id><published>2009-12-04T10:10:00.000-08:00</published><updated>2009-12-04T10:20:56.440-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le Centre Culturel Charles de Gaulle de Lorraine à Nancy&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;par&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jean-Max Gettmann  (De La Fondation Charles de Gaulle, Président du Centre culturel)&lt;br /&gt;Frédéric Schwindt (Agrégé d’Histoire, Directeur scientifique)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;     Depuis un certain nombre d’années, la Fondation Charles de Gaulle s’est engagée dans la création d’un réseau d’organismes provinciaux, comme la Maison natale du Général à Lille et nouvel historial de Colombey, qui s’ajoutent au siège de la rue de Solférino (où De Gaulle avait son bureau à l’époque du RPF) et aux salles inaugurées voilà peu aux Invalides. Le Centre culturel de Nancy a ceci d’original qu’il est une création associative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’association Demain de Gaulle a été fondée en 1992 par des adhérents de l’association des Gaullistes de Lorraine du docteur Thévenin avec des parrains comme Pierre Messmer, Yves Guéna ou le professeur Alain Larcan. Son objet, déclaré en préfecture, était résolument culturel : développer le travail d’Histoire autours de la personne du Général de Gaulle et le diffuser hors du cercle des spécialistes. La deuxième étape, à la fin des années 1990, a été la création du centre culturel de Nancy (7, place Carrière) financé par une souscription publique et des subventions du ministère de la culture, du conseil régional de Lorraine, du conseil général de Meurthe &amp;amp; Moselle et de la mairie de Nancy. Son champ d’action ne se limite donc pas à la seule ville de René II et de Stanislas mais à toute la Lorraine et à l’ensemble du Grand Est. Inauguré en 2002 par Mme Bernadette Chirac, Yves Guéna, président du conseil constitutionnel, et Christian Poncelet, président du sénat, il est depuis lors lié par une convention avec la Fondation Charles de Gaulle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En une petite dizaine d’années d’existence, le centre s’est investi dans de nombreuses directions. L’équipe a contribué à la rédaction des notices du Dictionnaire des Gaullistes sous la IVe République qui concernent la Lorraine (dictionnaire dirigé par le professeur Bernard Lachaise de l’Université de Bordeaux 3) et à une enquête de la Fondation sur les lieux dédiés en France à De Gaulle (sous la direction de Philippe Oulmont et Jean-Pierre Rioux). Un espace de travail pour les chercheurs et les amateurs a été ouvert, d’abord rue Stanislas puis place Carrière, avec une bibliothèque et des archives déposées par des personnes privées ou des associations. Des étudiants de maîtrise (aujourd’hui de Master) sont accueillis et orientés vers des témoins ou des institutions avec lesquelles le centre est en relation. Le comité scientifique du centre a d’ailleurs versé une bourse de recherche à plusieurs d’entre eux. Celui-ci édite une petite revue, le Géant, au rythme d’un numéro par an et organise des conférences (dont un cycle De Gaulle, Dieu et L’Europe au Goethe Institut de Nancy en 2004).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a en effet vocation à travailler avec l’ensemble des partenaires régionaux. Le palais des Congrès de Nancy a ainsi rassemblé un millier de personnes autour de Maurice Druon pour un spectacle intitulé sobrement « De Gaulle en un soir » en 2002 (édité en vidéo). En 2003, un colloque a été organisé (sous le haut patronage de la Fondation Charles de Gaulle et de la Fédération Maginot) au Centre Mondial de la Paix de Verdun : De Boulanger à De Gaulle - Les hommes d’Etat français et les Bastions de l’Est (à paraître prochainement aux éditions Gérard Louis préfacé par Philippe Séguin). En 2007, un deuxième colloque national réunissait une trentaine d’intervenants à la faculté de droit de Nancy afin de faire le point sur l’histoire du Gaullisme dans le Grand Est : Gaullisme et Gaullistes dans l’Est sous la IVe République (ouvrage codirigé par François Audigier, maître de conférences d’Histoire contemporaine à Nancy 2, et Frédéric Schwindt publié aux Presses Universitaires de Rennes en juillet 2009).&lt;br /&gt;                Actuellement le centre culturel Charles de Gaulle de Nancy achève de restructurer ses locaux afin d’ouvrir au public une salle d’exposition et de conférences et il travaille sur un troisième ouvrage « Essais d’Egollisme » dans lequel des témoins de tous bords vont raconter leur histoire personnelle confrontée à celle de De Gaulle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Centre Culturel Charles de Gaulle de Lorraine – 7, Place Carrière 54000 Nancy&lt;br /&gt;Pour tout renseignement  : FSchwindt@ac-nancy-metz.fr&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-489467538739913945?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/feeds/489467538739913945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4106679064390697677&amp;postID=489467538739913945' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/489467538739913945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/489467538739913945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2009/12/le-centre-culturel-charles-de-gaulle-de.html' title=''/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-3209564533120360671</id><published>2009-12-03T01:42:00.000-08:00</published><updated>2009-12-03T01:44:16.586-08:00</updated><title type='text'>Concours de la Résistance 2010 : L'Appel du 18 juin et ses conséquences</title><content type='html'>Bientôt en ligne ici et téléchargeables, des documents pédagogiques et des vidéos pour les enseignants des collèges et des lycées qui préparent leur élèves au concours de la Résistance et de la Déportation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4106679064390697677-3209564533120360671?l=demaindegaulle.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/feeds/3209564533120360671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4106679064390697677&amp;postID=3209564533120360671' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/3209564533120360671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4106679064390697677/posts/default/3209564533120360671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://demaindegaulle.blogspot.com/2009/12/concours-de-la-resistance-2010-lappel.html' title='Concours de la Résistance 2010 : L&apos;Appel du 18 juin et ses conséquences'/><author><name>Frédéric Schwindt</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10667668119463607099</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SRwVKwtW1_I/AAAAAAAAAAM/5h5-CUICcJY/S220/10+Fr%C3%A9d%C3%A9ric.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4106679064390697677.post-1212750078999903527</id><published>2009-12-03T01:37:00.001-08:00</published><updated>2009-12-03T01:37:40.824-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_dX05vNn4pdI/SxeGyhriQNI/AAAAAAAAADA/xJlAO8NOYi0/s1600-h/De-gaulle-radio.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; 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